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Brian L. Weiss — Le psychiatre qui a ouvert la porte des vies antérieures

Diplômé de Columbia et Yale, ancien chef du service de psychiatrie au Mount Sinai de Miami, Brian Weiss est le psychiatre qui a introduit la régression dans les vies antérieures dans le monde occidental — en partant d'un cas clinique qu'il n'attendait pas.

Brian L. Weiss — Le psychiatre qui a ouvert la porte des vies antérieuresCabinet VA-EVImage IA

🕐 6 min de lectureÉcrit par Jérôme Olivar

Miami, 1980. Un psychiatre formé à Columbia et à Yale, à la tête du service de psychiatrie d'un grand hôpital, s'apprête à mener une séance d'hypnose ordinaire avec une jeune femme suivie pour des phobies invalidantes. Ce qui se passe ce jour-là va bouleverser sa carrière — et la perception occidentale de la conscience.

En deux mots : Brian L. Weiss est le psychiatre américain qui a donné à la régression dans les vies antérieures sa crédibilité moderne. Son récit du cas « Catherine », publié en 1988 après huit ans de silence, s'est vendu à plus d'un million d'exemplaires et a ouvert la voie à toute une génération de praticiens — dont l'hypnose spirituelle de régression que pratique Jérôme Olivar, basé à Bordeaux, s'inscrit dans le prolongement.

Un clinicien formé au scepticisme

Brian L. Weiss, né en 1944, est diplômé de l'Université Columbia puis de la Yale Medical School. Au moment où commence cette histoire, il préside le département de psychiatrie du Mount Sinai Medical Center de Miami — il en est aujourd'hui président émérite. Son parcours est celui d'un clinicien ancré dans la tradition médicale universitaire : publications académiques, psychopharmacologie, rigueur expérimentale. La régression par hypnose n'entre pas dans son cadre de référence.

Catherine — la séance qui change tout

En 1980, une jeune femme que ses livres appelleront Catherine entame avec lui des séances d'hypnose pour des phobies multiples — peur de l'eau, de l'avion, de s'étouffer — et des crises d'angoisse sévères. Weiss lui demande de remonter à l'origine de ses peurs. Elle ne remonte pas vers son enfance : elle décrit des scènes vieilles de quatre mille ans, une vie où elle meurt noyée dans une inondation.

Le psychiatre pense d'abord à de l'imagination. Puis vient le moment qui fait basculer le sceptique : dans un état qu'elle décrit comme « l'espace entre les vies », Catherine lui rapporte des détails précis sur sa famille — et sur son fils, mort en bas âge — qu'elle n'avait aucun moyen de connaître. Au fil des séances, Catherine rapporte un apaisement que les approches précédentes ne lui avaient pas apporté.

Weiss est troublé. Il consigne tout, vérifie ce qu'il peut — et ne publie rien pendant huit ans.

Many Lives, Many Masters — le livre du basculement

En 1988 paraît Many Lives, Many Masters, le récit du cas Catherine et une réflexion sur ce que la conscience humaine peut contenir. Le livre, vendu à plus d'un million d'exemplaires, devient un repère international. Il est traduit en français sous le titre De nombreuses vies, de nombreux maîtres (trad. Jazenne Tanzac, éd. J'ai lu, collection « Aventure secrète »).

Suivront notamment, parmi ses livres disponibles en français :

D'autres titres — Through Time into Healing (1992), Messages from the Masters (2001), Miracles Happen (2012) — ne sont publiés qu'en anglais à ce jour.

Sa thèse centrale n'a jamais varié : l'âme survit à la mort du corps, et les mémoires d'autres incarnations peuvent éclairer des difficultés de la vie présente.

Ce que Weiss a apporté à la pratique

Avant Weiss, la régression dans les vies antérieures relevait de la marge. Son statut de psychiatre formé à Yale et de chef de département hospitalier a changé la donne : il devenait difficile de balayer le sujet d'un revers de main quand celui qui en parlait avait ce parcours-là.

Sa manière de conduire les séances a aussi fait école. Une induction progressive — respiration, relâchement musculaire, décompte — conduit la personne vers un état de conscience modifié. Puis le praticien s'efface.

« Ce n'est pas le psychiatre qui décide ce que la conscience va révéler. C'est la personne elle-même qui ouvre la porte. »

Weiss dans la pratique de Jérôme Olivar

Les travaux de Weiss font partie des fondements étudiés et transmis par l'Institut International d'Hypnose Spirituelle (IIHS), qui s'inspire des grandes figures du domaine — Weiss, Michael Newton, Dolores Cannon. Jérôme Olivar, maître praticien en hypnose spirituelle basé à Bordeaux, formé à l'IIHS en 2017, retrouve dans chaque séance ce que Weiss décrivait déjà : c'est la personne qui vit, perçoit et comprend — le praticien accompagne. Lire De nombreuses vies, de nombreux maîtres, c'est comprendre les fondements de ce qui se passe en séance.

À retenir

  • Brian L. Weiss (né en 1944), formé à Columbia et Yale, président émérite de psychiatrie du Mount Sinai de Miami, a introduit la régression dans les vies antérieures dans le champ occidental.
  • Tout part d'un cas clinique inattendu en 1980 : Catherine, ses phobies, et des récits qu'aucune suggestion n'avait appelés.
  • Il a attendu huit ans avant de publier — le fait est rare et dit sa prudence.
  • De nombreuses vies, de nombreux maîtres (éd. J'ai lu) reste la porte d'entrée idéale vers son œuvre.
  • Son héritage : une posture — le praticien ne dirige pas, il accompagne ce qui émerge.
  • La technique de Weiss fait partie du corpus maîtrisé par Jérôme Olivar, maître praticien en hypnose spirituelle du cabinet VA-EV à Bordeaux — séances en présentiel en Aquitaine et en visio dans toute la francophonie.

Questions fréquentes

Le cas Catherine constitue-t-il une preuve scientifique ?

Non — c'est un cas clinique rapporté par son praticien, pas une étude contrôlée. Sa force est ailleurs : la crédibilité du témoin, la précision du récit et huit ans de vérifications avant publication. Chacun reste juge de ce qu'il en conclut.

Par quel livre de Brian Weiss commencer ?

De nombreuses vies, de nombreux maîtres — c'est le récit fondateur, accessible et honnête sur les doutes de l'auteur. Les livres suivants approfondissent chacun un aspect.

Quelle différence entre l'approche de Weiss et l'hypnose spirituelle de régression ?

La filiation est directe : état de conscience modifié, exploration des vies antérieures, primauté du vécu de la personne. La méthode IIHS y ajoute un cadre structuré, notamment pour l'exploration de l'entre-vies décrite par Michael Newton.

Peut-on vivre une régression aujourd'hui ?

Oui. Jérôme Olivar accompagne des séances d'hypnose spirituelle de régression en présentiel en Aquitaine et en visio dans toute la francophonie.


Un sceptique de formation, un cas qu'il n'attendait pas, huit ans de prudence avant de publier : c'est ce mélange qui fait de Weiss une caution rare. La porte qu'il a ouverte ne s'est jamais refermée — Jérôme Olivar y accompagne aujourd'hui celles et ceux qui veulent la franchir.

Cet accompagnement est complémentaire et ne se substitue pas à un avis ou à un traitement médical.

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