CabinetVA-EV06 08 12 35 88
Pratique

Exercice bonhommes allumettes et 3 respirations apaisantes.

Une feuille, un crayon, sept couleurs et des ciseaux : l'exercice des bonhommes allumettes tient dans une main. Ce qu'il permet de relâcher, comment le faire chez soi, et trois respirations pour prolonger le geste.

Exercice bonhommes allumettes et 3 respirations apaisantes.Cabinet VA-EVImage IA

🕐 7 min de lectureÉcrit par Jérôme Olivar

Sur une table de cuisine, une feuille A4 posée à l'horizontale, un crayon, sept crayons de couleur et une paire de ciseaux. C'est tout le matériel de l'exercice des bonhommes allumettes. Des exercices de respiration source de bienfaits. Un avant-goût que beaucoup de personnes retrouvent en séance.

1. Bonhommes allumettes : d'où vient cet exercice

L'exercice a été créé par Jacques Martel, auteur et formateur québécois. Son site officiel présente la technique et un extrait du livre La Technique des petits Bonshommes Allumettes, de Lucie Bernier et Robert Lenghan, publié aux Éditions ATMA. Deux personnes, un trait entre elles, une feuille pour les accueillir. Le lien devient une chose qu'on peut regarder, puis couper. Il y a des choses qu'on ne dit pas à voix haute et qu'on dessine sans peine : la place qu'occupe quelqu'un, la distance qu'on voudrait mettre, ce qui reste accroché.

Une version guidée, pas à pas, est proposée sur la page de l'exercice des bonhommes allumettes. Elle reprend le principe avec des mots et des dessins propres au cabinet VA-EV, et se fait en une vingtaine de minutes, sans compte ni inscription.

Le matériel tient dans une main. Pas d'application, pas de questionnaire, pas de rendez-vous à prendre. Un adulte qui n'a pas dessiné depuis l'école s'y met aussi facilement qu'un autre : la feuille ne réclame aucun talent. Personne ne juge un bonhomme allumette.

Comment se déroule l'exercice, étape par étape

Vous commencez par dessiner un bonhomme allumette sur la moitié gauche de la feuille, puis vous inscrivez votre prénom en dessous. Sur la moitié droite, vous dessinez la personne concernée, ou la meilleure version de vous-même, ou un carré si le sujet est une situation, avec quelques mots à l'intérieur pour la décrire.

Vient ensuite l'entourage de lumière : une bulle autour de chaque représentation, puis des rayons qui s'en détachent. Le geste s'accompagne d'une intention simple, souhaiter le meilleur pour soi et pour l'autre. Les sept centres, que la tradition appelle chakras, sont reliés un à un, du bas vers le haut, avec sept couleurs différentes. Un grand cadre entoure enfin l'ensemble, comme une seule image de la relation.

La dernière étape est la coupure. Vous séparez la feuille entre les deux représentations, puis vous laissez les moitiés s'écarter. En coupant la feuille, vous adressez une intention à votre inconscient : relâcher ce qui pèse dans cette relation.

Choisir son sujet : une personne, soi-même, une situation

Le plus souvent, on pense à quelqu'un. Un parent avec qui la conversation se tend toujours au même endroit, un collègue dont les remarques restent collées, un ami qu'on n'arrive plus à joindre sans se justifier. Le dessin permet de poser cette relation sur du papier, à distance du visage et de la voix, ce qui change beaucoup de choses dans ce qu'on ose regarder.

L'exercice fonctionne aussi avec soi-même. Deux bonhommes, c'est vous aujourd'hui et la meilleure version de vous-même, celle qui a dix ans de recul, ou qui a déjà traversé ce que vous traversez. L'écart entre les deux dessins saute aux yeux, souvent plus vite qu'en parlant.

Reste la situation, celle qui ne se raconte pas comme une relation. Un travail qui épuise, un déménagement qui n'en finit pas, une décision qu'on repousse depuis des mois. Le carré remplace le bonhomme, et l'on inscrit à l'intérieur les mots qui la décrivent : pression, fatigue, imprévu, charge. Ce sont ces mots qu'on relit après coup, pas la qualité du trait.

Ce que les personnes rapportent après l'exercice

L'apaisement s'installe pendant le dessin, avant même la coupure. Les gestes sont lents, l'attention se resserre sur la feuille, et les pensées qui tournaient depuis des jours passent au second plan. Certaines personnes disent avoir compris, en traçant le lien, ce qu'elles n'arrivaient pas à formuler à voix haute. D'autres parlent d'un soulagement au moment de séparer les deux moitiés, comme si le geste donnait une forme à une décision déjà prise.

Ce que l'exercice demande, et ce qu'il laisse

Vingt minutes, un endroit calme, et pas besoin de savoir dessiner. La feuille peut rester imparfaite, les bonhommes de travers, les couleurs approximatives. Le trait maladroit ne change rien à l'affaire.

Vous êtes libre de la garder ou de la jeter. Gardée ou jetée, elle aura tenu vingt minutes hors de la journée.


2. Exercices de respiration : trois rythmes pour prolonger le geste

La cohérence cardiaque classique, dite 3-6-5, tient en trois chiffres : trois fois par jour, six respirations par minute, cinq minutes par séance. L'inspiration dure cinq secondes, l'expiration cinq secondes, et le souffle trouve un rythme régulier que le cœur suit.

La respiration carrée ajoute deux pauses. Quatre secondes pour inspirer, quatre pour retenir, quatre pour expirer, quatre pour retenir poumons vides. Un cycle de seize secondes, assez court pour être tenu sans regarder l'horloge. C'est celle qu'on choisit quand on doit rester concentré juste après, avant un entretien ou un examen.

La 4-7-8 allonge l'expiration : quatre secondes pour inspirer, sept pour retenir, huit pour expirer. Le cycle dure dix-neuf secondes. L'expiration dure deux fois plus longtemps que l'inspiration. Elle est souvent choisie le soir, quand le sommeil approche sans venir.

RythmeTempsUn cycleQuand le choisir
Cohérence 3-6-55 s inspire, 5 s expire10 sTrois fois par jour, en prévention
Respiration carrée4 s inspire, 4 s retiens, 4 s expire, 4 s retiens16 sAvant un entretien, un examen, un moment à tenir
4-7-84 s inspire, 7 s retiens, 8 s expire19 sLe soir, quand le corps doit ralentir

Installez-vous dans une position confortable et respirez sans forcer.

Quand le lien pèse plus qu'il ne relie

Certaines relations résistent au dessin. Le lien est là, on le voit, on le coupe sur le papier, et quelques jours plus tard il reprend sa place. Une séance d'hypnose spirituelle de régression travaille alors ce que la feuille ne peut pas atteindre.

Une séance dure environ trois heures. Elle commence par un entretien, puis vient l'induction, puis l'exploration : la personne décrit des scènes, des images, des sensations, et les met en lien avec sa vie actuelle. Le moment charnière de la séance est la transmutation, ce temps où Jérôme Olivar, praticien en hypnose spirituelle basé à Bordeaux, s'arrête et interroge : qu'est-ce que vous comprenez, là, maintenant, et qu'est-ce que cela change dans votre quotidien. Ce temps permet de relier les compréhensions de l'exploration à des situations concrètes du quotidien.

Les personnes qui sortent de séance décrivent souvent un lien qui se desserre, un rapport différent à une personne ou à un souvenir, des nuits plus calmes. Elles parlent aussi de ce qu'elles ont compris d'elles-mêmes, et qui continue de faire son chemin dans les semaines qui suivent.

La séance est enregistrée et l'audio est envoyé à la personne, parce que l'essentiel de trois heures de paroles s'efface en quelques jours. Elle se déroule en présentiel en Aquitaine ou en visio dans toute la francophonie.

Quand le corps demande un autre rythme

Quand le sommeil ne revient pas et que les épaules restent hautes, la parole atteint vite sa limite. La neurostimulation PandoraStar utilise une lumière pulsée, les yeux fermés, pendant trente à quarante-cinq minutes, dans un fauteuil, avec un accompagnement sonore. Les personnes en sortent souvent avec une sensation de détente profonde, un sommeil qui revient plus facilement, ou une tête plus disponible le lendemain.

On y vient pour un sommeil qui ne vient pas, une tête qui ne s'arrête pas, ou l'envie de traverser un état de conscience modifié dans un endroit calme. La lampe demande une présence physique : les séances ont lieu au cabinet, en présentiel en Aquitaine. Pour celles et ceux qui ont du mal à lâcher prise, quelques séances peuvent aussi préparer le terrain avant une séance d'hypnose spirituelle.

À retenir

  • Les bonhommes allumettes se pratiquent avec une feuille A4, un crayon, sept couleurs et des ciseaux, en une vingtaine de minutes.
  • L'exercice rend visible un lien, puis le sépare sur le papier : c'est un support de réflexion, pas un soin.
  • Trois respirations prolongent l'apaisement : la cohérence 3-6-5, la respiration carrée et la 4-7-8.
  • Quand une relation résiste au dessin, la séance d'hypnose spirituelle et la neurostimulation PandoraStar offrent un cadre plus large.

Cet accompagnement est complémentaire et ne se substitue pas à un avis ou à un traitement médical.

← Tous les articles

Appeler15 min offertes