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Je n'arrive pas Ă  mĂ©diter ou Ă  ĂȘtre hypnotisĂ© : ce n'est pas un Ă©chec

Vous avez essayĂ© de mĂ©diter ou des sĂ©ances d’hypnose, ça ne marche pas et vous vous jugez. Et si le problĂšme n'Ă©tait ni vous, ni la mĂ©ditation — mais l'idĂ©e que vous vous en faites ? Ce que sont vraiment ces Ă©tats, et les portes d'entrĂ©e qui existent.

Je n'arrive pas Ă  mĂ©diter ou Ă  ĂȘtre hypnotisĂ© : ce n'est pas un Ă©checCabinet VA-EVImage IA

🕐 9 min de lectureÉcrit par JĂ©rĂŽme Olivar

Vous avez essayĂ© de mĂ©diter. Plusieurs fois, sincĂšrement — et Ă  chaque fois le mĂȘme constat : les pensĂ©es partent dans tous les sens, impossible de « faire le vide ». Peut-ĂȘtre avez-vous aussi vĂ©cu une sĂ©ance d'hypnose en concluant Ă  la sortie : « je ne suis pas hypnotisable ». Si vous lisez ces lignes, c'est probablement que cette conclusion vous suit : je n'arrive pas Ă  mĂ©diter, donc ce n'est pas pour moi. Elle est fausse. Cette impression d'Ă©chec ne traduit ni un manque de volontĂ©, ni une incapacitĂ© — elle traduit un malentendu sur ce que sont rĂ©ellement ces Ă©tats, des Ă©tats naturels que vous vivez dĂ©jĂ  sans le savoir, et sur la maniĂšre d'y entrer.

« La mĂ©ditation n'est pas quelque chose que l'on fait. C'est un Ă©tat naturel dans lequel on entre — et le chemin vers cet Ă©tat est diffĂ©rent pour chacun. »

Pourquoi je n'arrive pas à méditer : un cerveau qui fait son travail

Commençons par une donnée qui remet les pendules à l'heure. En 2010, deux chercheurs de Harvard, Matthew Killingsworth et Daniel Gilbert, ont publié dans la revue Science une étude menée sur plusieurs milliers de personnes suivies dans leur quotidien : notre esprit vagabonde en moyenne 47 % de notre temps éveillé. PrÚs de la moitié de la journée à penser à autre chose que ce que nous sommes en train de faire. Ce vagabondage mental n'est pas une anomalie : c'est le mode de fonctionnement par défaut du cerveau humain.

Autrement dit : si vos pensĂ©es partent dans tous les sens quand vous fermez les yeux, votre cerveau ne dysfonctionne pas. Il fait exactement ce qu'il fait le reste du temps — vous ne l'aviez simplement jamais observĂ© d'aussi prĂšs.

S'ajoute Ă  cela un facteur physiologique. Sous pression constante, le systĂšme nerveux sympathique — celui de l'action et de la vigilance — reste activĂ© en continu, et le cerveau produit principalement des ondes BĂȘta : les ondes de l'attention dirigĂ©e, de la rĂ©solution de problĂšmes. Demander Ă  ce cerveau de « se vider » sans transition, c'est demander Ă  quelqu'un qui court de s'arrĂȘter net. Ce n'est pas une question de volontĂ© : c'est une question de transition physiologique vers les ondes Alpha et ThĂȘta, celles du relĂąchement et de l'exploration intĂ©rieure. Pour comprendre ce que recouvrent ces frĂ©quences, un article dĂ©diĂ© aux ondes cĂ©rĂ©brales — Delta, ThĂȘta, Alpha, BĂȘta, Gamma dĂ©taille chacune d'elles et l'Ă©tat de conscience qui lui correspond.

« Suis-je hypnotisable ? » — les idĂ©es prĂ©conçues qui fabriquent l'Ă©chec

Il y a un second malentendu, plus discret, et il concerne autant la méditation que l'hypnose : on s'attend à vivre quelque chose de précis. Et comme on ne vit pas cette chose-là, on conclut qu'on n'y arrive pas.

JĂ©rĂŽme Olivar, maĂźtre praticien en hypnose spirituelle de rĂ©gression basĂ© Ă  Bordeaux, le reconnaĂźt volontiers pour l'avoir vĂ©cu lui-mĂȘme : « Lors de ma premiĂšre sĂ©ance d'hypnose spirituelle, je m'attendais Ă  ĂȘtre projetĂ© dans une scĂšne, voir et entendre. Ce n'est pas du tout ce qui s'est passĂ©. Il m'a fallu quatre sĂ©ances pour comprendre ma façon de percevoir l'information. Mes Ă©checs n'Ă©taient pas un manque de capacitĂ©, mais simplement que je cherchais autre chose
 »

C'est le cƓur du sujet : le ressenti en Ă©tat modifiĂ© de conscience est propre Ă  chacun. Certaines personnes voient des images nettes, d'autres perçoivent des sensations, des certitudes soudaines, des Ă©motions, des fragments. Aucun de ces canaux n'est « meilleur » qu'un autre — et attendre un canal prĂ©cis est justement ce qui fait passer Ă  cĂŽtĂ© de celui qui s'ouvre. D'autant que cet Ă©tat Alpha-ThĂȘta n'a rien d'exotique : vous le traversez dĂ©jĂ , sans le savoir, plusieurs fois par jour — absorbĂ© dans un trajet familier, juste avant l'endormissement, perdu dans un paysage par la fenĂȘtre d'un train.

Idée reçueCe qui se passe réellement
« MĂ©diter, c'est ne plus avoir de pensĂ©es »Les pensĂ©es continuent — c'est le rapport Ă  elles qui change : on les observe au lieu de les suivre
« Sous hypnose, on est projeté dans un film »Chacun perçoit à sa maniÚre : images, sensations, certitudes soudaines, flashs, émotions
« Si je ne ressens rien de spĂ©cial, ça n'a pas marchĂ© »L'Ă©tat Alpha-ThĂȘta est souvent discret — un Ă©tat naturel, traversĂ© plusieurs fois par jour sans s'en rendre compte
« Je n'y arrive pas, donc je ne suis pas fait pour ça »Il existe plusieurs portes d'entrĂ©e — la difficultĂ© signale seulement que celle-ci n'est pas la vĂŽtre

Ce tableau rĂ©sume ce que JĂ©rĂŽme Olivar observe sĂ©ance aprĂšs sĂ©ance au cabinet VA-EV : l'obstacle n'est presque jamais la capacitĂ© — c'est l'attente.

Pensées pendant la méditation : se placer en observateur

Que faire, alors, quand les pensĂ©es arrivent ? RĂ©ponse contre-intuitive : rien. Ou plus exactement, une seule chose — se placer en observateur.

Une pensée surgit ? C'est normal, et ce n'est pas un échec. La consigne tient en quelques gestes intérieurs :

  • On la regarde arriver, comme on regarderait un nuage traverser le ciel.
  • On la laisse finir. Une pensĂ©e a un dĂ©but et une fin ; interrompue ou combattue, elle revient.
  • On ne la dĂ©veloppe pas. Chercher Ă  la comprendre, l'analyser, la rĂ©soudre — c'est prĂ©cisĂ©ment ce qui ramĂšne le cerveau en ondes BĂȘta, l'Ă©tat de travail qu'on cherchait Ă  quitter.
  • On la regarde changer, Ă©voluer, se dissoudre — et on laisse faire.

L'objectif n'est pas d'atteindre un ressenti prĂ©cis. L'objectif est d'observer ce qui se passe quand on est dans cet Ă©tat — quoi que ce soit. Le jour oĂč cette bascule se fait, la question « est-ce que j'y arrive ? » disparaĂźt d'elle-mĂȘme : il n'y a plus personne pour noter la performance, seulement quelqu'un qui regarde.

Ondes Alpha et ThĂȘta : des portes d'entrĂ©e diffĂ©rentes pour chacun

Reste la question pratique : comment aider ce cerveau en BĂȘta Ă  basculer ? Il existe plusieurs portes d'entrĂ©e vers l'Ă©tat de conscience modifiĂ© — un Ă©tat naturel, rappelons-le, que le corps connaĂźt dĂ©jĂ  — et la bonne nouvelle, c'est qu'on peut les essayer :

  • La respiration guidĂ©e : la cohĂ©rence cardiaque — inspirer 4 secondes, expirer 6 — apaise le systĂšme nerveux en quelques minutes.
  • Le mouvement rĂ©pĂ©titif : marche, dessin, jardinage — des « mĂ©ditations » qui ne disent pas leur nom.
  • La neurostimulation lumineuse : allongĂ© sous la lampe PandoraStar, les yeux fermĂ©s, le cerveau se synchronise mĂ©caniquement aux frĂ©quences Ă©mises par la lampe — c'est un phĂ©nomĂšne physiologique connu, l'entraĂźnement cĂ©rĂ©bral. Si ces frĂ©quences correspondent aux ondes Alpha ou ThĂȘta, le cerveau se met dans cet Ă©tat, sans technique Ă  maĂźtriser, sans performance Ă  rĂ©ussir. La personne vit alors l'Ă©tat recherchĂ©, pendant plusieurs minutes d'affilĂ©e — et c'est lĂ  tout l'intĂ©rĂȘt : elle apprend Ă  le connaĂźtre et Ă  le reconnaĂźtre. La lampe crĂ©e les conditions favorables ; une fois l'Ă©tat repĂ©rĂ© de l'intĂ©rieur, il devient beaucoup plus simple d'y retourner par soi-mĂȘme.

Sur ce dernier point, la recherche rĂ©cente est parlante : une Ă©tude randomisĂ©e en double aveugle publiĂ©e dans Scientific Reports (Nature, 2024) sur 262 participants a montrĂ© qu'une stimulation audiovisuelle de quelques minutes amĂ©liorait l'humeur et les performances cognitives de façon comparable — parfois supĂ©rieure — Ă  des sĂ©ances de mĂ©ditation centrĂ©e sur la respiration de durĂ©e Ă©gale ou plus longue. Les personnes qui « n'arrivent pas Ă  mĂ©diter » rapportent rĂ©guliĂšrement, aprĂšs une session sous la lampe, avoir vĂ©cu un Ă©tat qu'elles n'avaient jamais rĂ©ussi Ă  atteindre seules. Pas parce qu'elles ont enfin appris une technique : parce que les conditions physiologiques Ă©taient enfin rĂ©unies.

L'hypnose spirituelle de rĂ©gression : le mĂȘme Ă©tat, accompagnĂ©

L'hypnose spirituelle de rĂ©gression repose sur le mĂȘme principe : l'induction guidĂ©e par la voix du praticien crĂ©e les conditions de la bascule, puis l'exploration se dĂ©roule dans cet Ă©tat profond. MĂ©ditation profonde, Ă©tat ThĂȘta, transe : des noms diffĂ©rents pour un mĂȘme espace intĂ©rieur — un espace que tout le monde peut atteindre, chacun par sa porte et avec son propre canal de perception.

À retenir

  • Ne pas arriver Ă  mĂ©diter n'est pas un Ă©chec : l'esprit humain vagabonde 47 % du temps Ă©veillĂ© — c'est son mode par dĂ©faut, documentĂ© par Harvard.
  • Un cerveau sous pression produit des ondes BĂȘta : il a besoin d'une transition physiologique, pas d'un effort de volontĂ©.
  • Les pensĂ©es pendant la mĂ©ditation sont normales : on les observe, on les laisse finir, on ne les analyse pas — l'analyse ramĂšne en BĂȘta.
  • Le ressenti en Ă©tat Alpha-ThĂȘta est propre Ă  chacun : images, flashs, certitudes soudaines, sensations — attendre un ressenti prĂ©cis fabrique l'impression d'Ă©chec.
  • Au cabinet VA-EV, JĂ©rĂŽme Olivar, maĂźtre praticien en hypnose spirituelle (mĂ©thode IIHS) et praticien PandoraStar basĂ© Ă  Bordeaux, accompagne ces bascules — en prĂ©sentiel en Aquitaine et en visio dans toute la francophonie.

Questions fréquentes

Est-ce que tout le monde est hypnotisable ?

L'Ă©tat recherchĂ© — Alpha-ThĂȘta — est un Ă©tat naturel que chacun traverse plusieurs fois par jour. Ce qui varie, c'est la porte d'entrĂ©e et le canal de perception. Une personne qui « rĂ©siste » Ă  une mĂ©thode peut basculer facilement avec une autre.

Pourquoi je n'arrive pas à méditer alors que d'autres y arrivent facilement ?

Parce que le point de dĂ©part n'est pas le mĂȘme : un systĂšme nerveux trĂšs sollicitĂ© produit des ondes BĂȘta en continu, et la bascule demande une transition que la seule immobilitĂ© ne fournit pas. Ce n'est ni un dĂ©faut de caractĂšre, ni un manque de discipline.

Est-ce dangereux ? Peut-on rester « bloqué » dans cet état ?

Non. Les Ă©tats Alpha et ThĂȘta sont des Ă©tats naturels, que votre cerveau traverse dĂ©jĂ  chaque jour — notamment Ă  l'endormissement et au rĂ©veil. On ne peut pas y rester bloquĂ© : dĂšs que la stimulation ou la sĂ©ance s'arrĂȘte, le cerveau revient de lui-mĂȘme Ă  son Ă©tat de veille ordinaire, comme on Ă©merge d'une rĂȘverie. Vivre ces Ă©tats est sans danger.

Avoir des pensées pendant la méditation, c'est raté ?

Non — c'est mĂȘme la matiĂšre de l'exercice. On les observe, on les laisse finir, on les regarde Ă©voluer sans les dĂ©velopper. C'est en cherchant Ă  les analyser qu'on revient Ă  l'Ă©tat de vigilance.

La neurostimulation PandoraStar remplace-t-elle la méditation ?

Elle n'est ni un remplaçant ni un raccourci « magique » : c'est une porte d'entrĂ©e physiologique vers les mĂȘmes Ă©tats, particuliĂšrement utile quand les approches classiques n'ont pas fonctionnĂ©. Beaucoup de personnes retrouvent ensuite ces Ă©tats plus facilement par elles-mĂȘmes.

Combien de temps faut-il pour ressentir quelque chose ?

Il n'y a pas de norme : certaines personnes vivent un état marquant dÚs la premiÚre session, d'autres apprivoisent la bascule en plusieurs fois. L'étude de Scientific Reports citée plus haut suggÚre que quelques minutes de stimulation suffisent déjà à modifier l'état intérieur.


Pour aller plus loin sur la démarche et le parcours du praticien : JérÎme Olivar, maßtre praticien en hypnose spirituelle à Bordeaux.

Cet accompagnement est complémentaire et ne se substitue pas à un avis ou à un traitement médical.

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