Hypnose régressive et vies antérieures : comment ça se passe
Une séance d'hypnose régressive ne se raconte pas de l'extérieur : la personne y est pleinement, baignée dans la scÚne qu'elle traverse. Voici ce qui s'y passe, et ce que cela change une fois la séance finie.

Cabinet VA-EVImage IAMiami, 1980. Une femme de vingt-sept ans s'assoit dans un fauteuil et raconte des phobies qui lui prennent sa vie â l'eau, l'avion, l'Ă©touffement â et des crises d'angoisse que rien n'a calmĂ©es. Le psychiatre lui demande de remonter Ă l'origine de ses peurs. Elle ferme les yeux, et remonte bien plus loin qu'il ne l'a demandĂ© : une inondation, une noyade, une existence qui prĂ©cĂšde la sienne. Et ça la soulage.
Le psychiatre s'appelle Brian L. Weiss. Columbia, Yale, chef du service de psychiatrie du Mount Sinai : un homme de dossiers, de protocoles et de publications, dont la raison se cabre Ă mesure qu'elle parle. Il note quand mĂȘme. Il vĂ©rifie. Il attendra huit ans avant d'en parler.
Quarante-cinq ans plus tard, Ă Bordeaux, la scĂšne se rejoue Ă quelques dĂ©tails prĂšs. Une personne s'installe, la voix ralentit, la respiration suit, le dĂ©bit de parole change â et Ă un moment que rien n'annonçait, un lieu se met en place. Une atmosphĂšre, une sensation, un corps qui n'est pas le sien mais qui ne lui est pas Ă©tranger.
En deux mots : l'hypnose rĂ©gressive dĂ©signe l'exploration, sous Ă©tat de conscience modifiĂ©, de scĂšnes que la personne situe hors de sa vie actuelle â ce qu'on appelle communĂ©ment les vies antĂ©rieures. Ce qui s'y joue appartient au registre de l'expĂ©rience vĂ©cue, et toute sa valeur tient Ă ce qu'elle dĂ©place ensuite, dans la vie de tous les jours.
Hypnose régressive : c'est quoi exactement ?
Posez la question autour de vous : les uns parleront d'un voyage dans le temps, les autres d'imagination. Les deux réponses manquent ce qui se passe réellement dans la piÚce.
Ce qui s'y passe est un Ă©tat. Vous ĂȘtes assis, vous entendez tout, vous parlez â et en mĂȘme temps vous ĂȘtes ailleurs, dans un endroit que vous dĂ©couvrez au fur et Ă mesure que vous le dĂ©crivez. Ce double mouvement, cette prĂ©sence dĂ©doublĂ©e oĂč l'on assiste Ă sa propre traversĂ©e, voilĂ toute la particularitĂ© de l'exercice. Rien de spectaculaire, et pourtant rien d'ordinaire non plus.
Vies antérieures : ce que le mot recouvre
Dans le langage courant, une vie antérieure désigne une existence vécue avant celle-ci. En séance, elle se présente rarement comme un récit : elle arrive par morceaux, une lumiÚre rasante, un sol de terre, une odeur de bois, un corps d'enfant ou de vieillard, un instant de bascule.
Trois Ă©lĂ©ments reviennent presque toujours. Un contexte, d'abord â un lieu, une Ă©poque, une condition sociale. Une relation ensuite, ce lien affectif fort dont l'intensitĂ© surprend toujours. Et un moment de tension ou de rupture, qui donne Ă la scĂšne toute sa charge. Le reste flotte : les dates, les noms, les dĂ©tails historiques arrivent flous, parfois incohĂ©rents. Un rĂ©cit de vie antĂ©rieure tient moins du documentaire que de l'album photo dont on aurait perdu la moitiĂ© des pages.
L'état de conscience modifié, la porte d'entrée
Tout cela s'ouvre grĂące Ă un Ă©tat de conscience modifiĂ© : un niveau de vigilance ralenti, oĂč le contrĂŽle volontaire se relĂąche tout en gardant la personne pleinement prĂ©sente.
Et cet Ă©tat, vous le connaissez dĂ©jĂ . C'est celui des secondes qui prĂ©cĂšdent le sommeil, quand les pensĂ©es dĂ©crochent et que les images arrivent seules. C'est celui du rĂ©veil, avant que la journĂ©e ne reprenne ses droits. C'est le trajet en voiture dont vous vous souvenez Ă peine. L'Ă©tat d'hypnose est un Ă©tat naturel : la sĂ©ance ne le fabrique pas, elle vous y conduit volontairement et vous y accompagne. VoilĂ pourquoi on y entre si facilement â et pourquoi on en ressort tout aussi facilement.
De là vient la variété des expériences. Certaines personnes traversent une scÚne entiÚre en quelques minutes ; d'autres s'installent longuement dans un ressenti diffus, sans image, et y trouvent tout autant. D'autres encore ne voient rien et savent : les réponses deviennent limpides au fur et à mesure, comme si elles avaient toujours été là . Chacune de ces façons de vivre la séance dit quelque chose de la personne, et c'est déjà une information précieuse.
Comment se déroule une séance d'hypnose régressive
Trois heures. C'est long, et c'est voulu : il en faut pour entrer, pour laisser venir, et surtout pour revenir et comprendre ce qui vient de se passer. La séance se tient en présentiel à Bordeaux, en Aquitaine, ou en visio dans toute la francophonie.
| Ătape | Ce qui se passe | Ce que la personne rapporte |
|---|---|---|
| L'entretien | On revient sur le motif de la démarche, l'histoire personnelle, les questions apportées | Le besoin de poser les choses avant d'entrer |
| L'induction | Relùchement progressif, respiration, guidage verbal continu | Un ralentissement, une sensation de lourdeur ou de légÚreté |
| L'exploration | Guidage vers une scĂšne hors de la vie actuelle, puis observation sans orientation | Des images, des sensations corporelles, parfois seulement un ressenti |
| Le moment charniĂšre | On s'arrĂȘte sur l'Ă©pisode chargĂ© Ă©motionnellement, sans le forcer | Une Ă©motion forte, souvent liĂ©e Ă un lien affectif |
| La transmutation | Ce qui a été compris est ancré dans la vie actuelle : questions, mise en lien, gestes concrets | Quelque chose qui se dépose et devient utilisable. Mise en lien avec la vie présente. |
| L'entre-vies | Lorsque la sĂ©ance s'y prĂȘte, passage au-delĂ de la vie traversĂ©e | Une rencontre avec son guide, des proches dĂ©cĂ©dĂ©s, un espace de soin ou dâenseignement, des rĂ©ponses |
| Le retour | Réassociation progressive, reprise de contact avec la piÚce | Un retour naturel et adapté |
| L'échange | On reprend ce qui a été vécu, avec les mots de la personne | Espace de clarification, conseils pour la suite. |
Chaque sĂ©ance invente son propre chemin Ă l'intĂ©rieur de ce cadre, et une belle sĂ©ance est une sĂ©ance oĂč la personne est allĂ©e lĂ oĂč elle devait aller.
L'exploration, le vrai nom de la séance
On parle d'exploration, et le choix du mot engage tout le reste. « Régression » suggÚre qu'on remonterait le fil d'une mémoire rangée quelque part, comme on rembobine une bande. La séance fait autre chose : elle regarde ce qui est là , le décrit, et avance dans une scÚne dont personne ne connaßt la fin.
Cette nuance change la posture jusque dans le corps. Celui qui cherche un souvenir perdu se crispe sur sa recherche et peut tout figer ; celui qui explore accueille ce qui vient, y compris ce qu'il n'attendait pas.
Le praticien, lui, adapte son adresse Ă ce qu'il a en face de lui. Il parle Ă la personne assise dans le fauteuil, celle qui a poussĂ© la porte avec sa question. Mais parfois, quand la scĂšne s'installe et que la personne s'y tient vraiment, il s'adresse directement Ă celle qu'elle incarne dans cette vie-lĂ â un autre prĂ©nom, une autre voix, une autre façon de rĂ©pondre. Ce simple changement d'interlocuteur ouvre un accĂšs que le prĂ©nom d'aujourd'hui laissait fermĂ©.
Il en va de mĂȘme du guide, lorsque la sĂ©ance conduit en entre-vies. La personne peut l'interroger elle-mĂȘme, Ă©couter la rĂ©ponse et la rapporter. Et avec son accord et celui du guide, celui-ci peut s'exprimer directement Ă travers elle : la conversation devient alors directe, le praticien parle au guide, le guide rĂ©pond, et la personne Ă©coute l'Ă©change qui se tient Ă sa place.
La transmutation : le moment qui fait la différence
C'est le cĆur de la sĂ©ance, et c'est aussi ce dont on parle le moins. Traverser une scĂšne, Ă elle seule, laisse un souvenir. Ce qui reste, c'est ce qu'on en fait.
La transmutation, c'est le travail d'ancrage. La personne a vĂ©cu, elle a compris, elle a senti quelque chose se desserrer â et le praticien s'arrĂȘte lĂ , au lieu d'enchaĂźner. Il interroge : qu'est-ce que vous comprenez, lĂ , maintenant ? Qu'est-ce que cela change dans votre vie d'aujourd'hui ? Qu'est-ce que vous voulez en garder, et comment cela se traduit-il concrĂštement, demain matin ?
Ces questions font tout le travail. Elles transforment une expĂ©rience forte â et une expĂ©rience forte s'Ă©vapore vite â en quelque chose que la personne emporte avec elle. Sans cette Ă©tape, une sĂ©ance laisse une Ă©motion et un joli souvenir. Avec elle, une comprĂ©hension devient une position dans la vie : de quoi se renforcer, de quoi se libĂ©rer de ce qui pesait, de quoi grandir d'un cran.
Dans le cas des rĂšgles douloureuses, une personne avait dĂ©crit une scĂšne oĂč la douleur apparaissait dĂšs les premiĂšres menstruations, dans un contexte de mariage imposĂ©. Que cette scĂšne soit une mĂ©moire ancienne ou une image construite par l'inconscient, ce qui s'est jouĂ© ensuite est ailleurs : dans les questions posĂ©es au retour, dans ce qu'elle a reconnu de sa propre vie, et dans ce qu'elle a dĂ©cidĂ© d'en faire. C'est cela, la transmutation.
L'entre-vies : le moment oĂč tout se joue
Les vies antérieures occupent toute la conversation, et elles sont pourtant la premiÚre moitié du voyage. L'entre-vies désigne ce qui se passerait entre deux incarnations : un espace de bilan, de repos et de préparation, peuplé de guides et d'un groupe d'ùmes que l'on retrouverait d'une vie à l'autre.
C'est lĂ que tout s'ouvre. C'est lĂ qu'on peut poser des questions â sur un lien, sur une difficultĂ© qui revient, sur le sens d'un Ă©pisode de vie â et recevoir des rĂ©ponses qui n'avaient jamais Ă©tĂ© envisagĂ©es sous cet angle. Le moment le plus puissant de la sĂ©ance, de trĂšs loin.
Et le plus frĂ©quent : dans la grande majoritĂ© des sĂ©ances, la personne y est conduite. Quand JĂ©rĂŽme Olivar a la possibilitĂ© d'emmener quelqu'un jusque-lĂ et de le faire rencontrer son guide, il le fait, sans hĂ©siter â parce que c'est lĂ que se produisent les dĂ©placements les plus nets.
Cette cartographie doit beaucoup au psychologue américain Michael Newton, qui l'a documentée à partir de milliers de séances d'hypnose profonde, sans suggestion préalable, auprÚs de personnes de cultures et de croyances trÚs différentes. Sa méthode, la Life Between Lives, traverse d'abord une vie antérieure jusqu'à sa fin, puis guide au-delà .
Ce que fait le praticien
On imagine volontiers quelqu'un qui suggĂšre, oriente, interprĂšte. La rĂ©alitĂ© est plus discrĂšte et plus exigeante. JĂ©rĂŽme Olivar, maĂźtre praticien en hypnose spirituelle formĂ© Ă l'IIHS en 2017 et prĂšs de 400 sĂ©ances accompagnĂ©es depuis, le formule ainsi : le praticien pose des questions ouvertes, aucune suggestion. Il ne dit jamais « vous ĂȘtes dans telle Ă©poque », il demande « qu'est-ce que vous percevez ». Il aide Ă dĂ©crire, et laisse la scĂšne appartenir Ă la personne.
C'est toute la différence entre une séance qui nourrit et une séance qui impressionne.
Vous repartez avec votre séance
La sĂ©ance est enregistrĂ©e, et l'audio vous est envoyĂ©. Le dĂ©tail paraĂźt anodin ; il change beaucoup de choses. Trois heures de paroles, d'images et de phrases dites sans y penser, dont l'essentiel s'efface en quelques jours â réécouter sa sĂ©ance des semaines plus tard, c'est souvent y entendre autre chose que ce qu'on avait retenu sur le moment. La transmutation continue bien aprĂšs la fin de la sĂ©ance.
Ce qui remonte en séance : trois constats
Les récits varient à l'infini. Ce qui revient, en revanche, tient en trois observations que JérÎme Olivar retrouve séance aprÚs séance.
1. Le corps parle avant les mots
Une sĂ©ance commence rarement par une image. Elle commence par une gĂȘne Ă la gorge, une main serrĂ©e, une chaleur dans le dos â puis l'image vient, et la scĂšne se forme autour de la sensation, comme si le corps avait indiquĂ© le lieu avant que le mental ne le dĂ©crive.
Une personne arrive avec une douleur ancienne que rien n'explique, sans savoir oĂč regarder. Une tension dans la nuque ouvre la porte : un lieu apparaĂźt, une posture, quelqu'un qui se tient derriĂšre. On part toujours de ce que le corps signale, et de lĂ , tout devient possible.
2. Des vies simples, et un impact immense
L'imaginaire collectif attend une vie de princesse égyptienne ou un champ de bataille napoléonien. La réalité est souvent plus modeste : un intérieur pauvre, un travail répétitif, une cuisine, un champ, une chambre. Des vies ordinaires, parfois courtes, dures ou ennuyeuses.
Mais des vies qui ont un impact significatif sur votre vie actuelle. Et c'est précisément là que tout se joue : ce sont ces existences sans éclat qui laissent la trace la plus profonde, un geste répété, une humiliation, une séparation. Travailler sur ces scÚnes simples, c'est aller libérer ce qui pÚse encore dans les difficultés d'aujourd'hui. Une vie ordinaire peut porter une charge énorme.
3. Ce qui compte, c'est ce que ça déplace
C'est la position constante de JérÎme Olivar : une scÚne est une expérience vécue, et c'est là que se trouve sa valeur. La question posée en séance devient alors une autre, bien plus intéressante : qu'est-ce que cela remue, et qu'est-ce que vous en faites ?
Un homme se dĂ©clare athĂ©e, entre en sĂ©ance sans rien attendre, et ressort avec une phrase qui le dĂ©passe : « Je ne comprends pas⊠Ils sont tous lĂ , avec moi. Mais ils sont morts. » Une expĂ©rience en entre-vies, alors qu'il pensait qu'aprĂšs la mort il n'y avait rien. Ce jour-lĂ , c'est un rapport au monde qui s'est dĂ©placĂ© â et c'est cela qui reste.
L'hypnose régressive quantique et la QHHT de Dolores Cannon
La requĂȘte « hypnose rĂ©gressive quantique » revient souvent. Elle rassemble des approches qui partagent une induction trĂšs profonde et un dialogue avec une part de conscience supposĂ©e savoir ; la plus structurĂ©e est la QHHT, Quantum Healing Hypnosis Technique, formalisĂ©e par Dolores Cannon.
Dolores Cannon (1931-2014), autodidacte amĂ©ricaine, a pratiquĂ© et consignĂ© des sĂ©ances pendant prĂšs de cinquante ans, jusqu'Ă fonder sa propre maison d'Ă©dition en 1992, Ozark Mountain Publishing. Sa mĂ©thode vise ce qu'elle appelait l'Ă©tat somnambulique â le niveau de conscience des secondes qui prĂ©cĂšdent le sommeil â et va bien au-delĂ de la simple relaxation. Sa signature : dialoguer directement avec ce qu'elle nommait le « Subconscient », sans interprĂ©ter.
Cannon assumait elle-mĂȘme la part d'hypothĂšse de ses derniers livres. On peut laisser ces pistes Ă l'apprĂ©ciation de chacun et retenir ce qui tient : une mĂ©thode d'induction remarquablement structurĂ©e, et des dizaines de milliers de pages d'archives d'une cohĂ©rence troublante. Son travail, comme celui de Newton, fait partie du corpus Ă©tudiĂ© et transmis par l'Institut International d'Hypnose Spirituelle (IIHS).
| Pionnier | Apport principal | Ă lire sur le site |
|---|---|---|
| Brian L. Weiss, psychiatre (nĂ© en 1944) | Le premier psychiatre universitaire Ă avoir rendu le sujet audible â le cas Catherine, en 1980 | De nombreuses vies, de nombreux maĂźtres (J'ai lu) |
| Michael Newton, psychologue (1931-2016) | La cartographie de l'entre-vies et la méthode Life Between Lives | Souvenirs de l'au-delà (Le Jardin des Livres) |
| Dolores Cannon (1931-2014) | La QHHT et l'état somnambulique | Conversations avec des esprits entre deux vies (Le Lotus et l'éléphant) |
| Ian Stevenson puis Jim Tucker, University of Virginia | L'étude systématique des enfants déclarant se souvenir d'une vie antérieure | Life Before Life (St. Martin's Griffin), non traduit |
Quatre lignĂ©es, quatre mĂ©thodes, quatre lectures diffĂ©rentes â et une mĂȘme exigence : noter, comparer, et laisser aux faits le temps de parler.
DerriĂšre ces noms, une masse de travail qui ne se balaye pas d'un revers de main. La Division of Perceptual Studies de l'UniversitĂ© de Virginie a documentĂ© plus de 2 500 cas d'enfants dĂ©crivant une vie antĂ©rieure, codĂ©s sur plus de 200 variables, et elle continue de publier soixante ans aprĂšs les premiers dossiers. Des enfants de trois ou quatre ans donnent des noms, des lieux, des circonstances de dĂ©cĂšs qu'ils n'ont pas pu apprendre â et quand les enquĂȘteurs vĂ©rifient, ça correspond. Ces dossiers ne disent rien des effets d'une sĂ©ance ; ils disent qu'un phĂ©nomĂšne se rĂ©pĂšte, partout dans le monde, et que des universitaires le prennent au sĂ©rieux depuis assez longtemps pour avoir bĂąti une base de donnĂ©es.
Quels effets aprÚs une séance d'hypnose régressive ?
Une séance ne se termine pas sur une révélation. Elle se termine sur quelque chose de plus discret : un poids qui s'est déplacé, une évidence qui s'installe, une question qui cesse de tourner en rond.
Ce que les personnes rapportent le plus souvent tient en quelques lignes. Un apaisement dans les jours qui suivent â le sommeil revient, la tension dans la poitrine se desserre. Une comprĂ©hension qui n'Ă©tait pas formulable avant : pourquoi tel schĂ©ma revient, pourquoi telle situation dĂ©clenche la mĂȘme rĂ©action depuis des annĂ©es. Et parfois un simple changement de regard : ce qui pesait garde son poids, mais on le porte autrement.
Il faut ĂȘtre prĂ©cis sur ce point, car c'est lĂ que les confusions naissent. L'exploration ne promet pas la disparition d'un symptĂŽme, et elle ne remplace aucun suivi mĂ©dical. Ce qu'elle produit relĂšve du vĂ©cu : un rapport diffĂ©rent Ă ce que l'on traverse, une capacitĂ© nouvelle Ă le nommer et Ă l'aborder autrement.
Les effets se mesurent d'ailleurs rarement pendant la séance. Ils se mesurent dans les semaines qui suivent, quand une situation identique se présente et que la réaction a changé. C'est là qu'on entend : « je ne sais pas ce qui s'est passé, mais je ne réagis plus pareil ».
Est-ce que l'hypnose régressive est dangereuse ?
Une vraie question, qui mérite une vraie réponse : une séance se déroule dans un cadre précis, et ce cadre protÚge.
- La conscience reste disponible. La personne entend, parle, et peut interrompre à tout moment le praticien ; l'état modifié se traverse en gardant ses appuis, et le retour est guidé, progressif, naturel.
- L'Ă©motion est accueillie. Une sĂ©ance peut faire remonter un Ă©pisode chargĂ© â c'est souvent lĂ que quelque chose se joue, et c'est prĂ©cisĂ©ment pourquoi le cadre compte : un praticien sait reconnaĂźtre le moment oĂč l'on ralentit, oĂč l'on prend le temps, oĂč l'on referme proprement.
- Le mĂ©dical reste mĂ©dical. L'exploration accompagne un vĂ©cu et prend sa place Ă cĂŽtĂ© d'un suivi mĂ©dical ou psychologique, en complĂ©ment. Certaines situations â troubles psychiatriques Ă©volutifs, Ă©pilepsie non Ă©quilibrĂ©e, fragilitĂ© aiguĂ« â invitent Ă en parler d'abord avec son mĂ©decin, et parfois Ă choisir un autre chemin pour l'instant.
Un cadre sérieux se reconnaßt à sa clarté : il dit ce qu'il propose, et il dit aussi ce qu'il laisse aux professionnels de santé.
Faut-il y croire pour que ça fonctionne ?
La réponse surprend : tout se joue sur le lùcher-prise, bien avant la croyance. Les personnes les plus dubitatives vivent parfois les séances les plus marquantes, parce que rien ne les avait préparées à ce qu'elles traversent.
Vous pouvez douter de tout. Fermer les yeux, suivre une voix, décrire ce qui vient sans le juger : ça, chacun sait le faire, et cette ouverture-là est déjà en vous.
Combien de temps dure une séance, et combien en faut-il ?
Une séance d'hypnose spirituelle de régression dure environ trois heures, un format long qui inclut l'entretien préalable, l'induction, l'exploration, la transmutation et le temps de reprise. Une séance unique suffit souvent à répondre à la question qui a motivé la démarche ; d'autres personnes reviennent pour approfondir un autre motif, à leur rythme. Les tarifs et les formats sont détaillés sur la page infos et tarifs.
Un échange téléphonique préalable permet de vérifier ensemble que la démarche vous convient : c'est aussi le moment de dire ce que vous cherchez, et d'entendre franchement comment cela peut se passer pour vous.
Ă retenir
- L'hypnose régressive désigne l'exploration sous état de conscience modifié de scÚnes situées hors de la vie actuelle, que l'on appelle communément vies antérieures.
- Une séance dure environ trois heures et suit un cadre : entretien, induction, exploration, moment charniÚre, transmutation, entre-vies, retour, échange.
- On parle d'exploration : on regarde ce qui est là , on le décrit, et on avance dans une scÚne dont personne ne connaßt la fin.
- La transmutation est le temps d'ancrage : ce qui a été compris est relié à la vie actuelle, pour devenir utilisable et continuer à agir bien aprÚs la séance.
- L'entre-vies est le moment le plus puissant de la sĂ©ance â la rencontre avec le guide, les proches dĂ©cĂ©dĂ©s, un espace de soin ou d'enseignement, et des rĂ©ponses.
- La séance est enregistrée et l'audio est envoyé à la personne, pour qu'elle puisse réécouter ce qu'elle a dit.
- Le praticien pose des questions ouvertes, aucune suggestion : c'est la personne qui voit, perçoit et comprend.
- En séance, le praticien peut s'adresser à la personne sous le prénom de la vie qu'elle traverse, et dialoguer directement avec son guide lorsque la personne et le guide y consentent.
- AprÚs une séance, ce que les personnes rapportent tient à un apaisement, une compréhension nouvelle et un regard différent sur ce qu'elles traversent.
- La QHHT de Dolores Cannon vise l'état somnambulique, et son travail fait partie du corpus transmis par l'IIHS.
- Plus de 2 500 cas d'enfants ont été documentés à l'Université de Virginie : des enfants décrivent des détails vérifiables sur une personne décédée qu'ils n'ont jamais connue.
- L'exploration des vies antĂ©rieures et de l'entre-vies est le cĆur de la pratique de JĂ©rĂŽme Olivar, maĂźtre praticien en hypnose spirituelle du cabinet VA-EV Ă Bordeaux, formĂ© Ă l'IIHS en 2017 et fort de prĂšs de 400 sĂ©ances â en prĂ©sentiel en Aquitaine et en visio dans toute la francophonie.
Questions fréquentes
Qu'est-ce que l'hypnose régressive exactement ?
Une induction hypnotique progressive qui conduit vers un état de conscience modifié, dans lequel la personne explore des scÚnes qu'elle situe hors de sa vie actuelle. La technique est celle de l'hypnose ; ce qui la distingue, c'est le contenu exploré et la posture du praticien, qui accompagne sans orienter.
Quelle différence entre hypnose régressive et hypnose spirituelle de régression ?
Les deux termes dĂ©signent la mĂȘme pratique. « Hypnose spirituelle de rĂ©gression » est l'appellation utilisĂ©e par l'IIHS et par JĂ©rĂŽme Olivar, parce qu'elle inclut l'exploration de l'entre-vies et pas seulement celle des vies antĂ©rieures.
Est-ce que je vais forcément voir une vie antérieure ?
Chaque personne vit la sĂ©ance Ă sa maniĂšre. Certaines traversent une scĂšne trĂšs nette, d'autres ressentent sans voir, d'autres encore savent sans image â et chacune de ces façons est juste. Un praticien honnĂȘte vous le dira : la sĂ©ance s'adapte Ă vous, et c'est trĂšs bien ainsi.
Peut-on rester bloqué dans un état modifié ?
L'état de conscience modifié se traverse en restant présent : la personne entend, parle et peut interrompre à tout moment. Le retour est guidé, progressif, et se fait en séance, naturellement.
Les récits de vies antérieures sont-ils des preuves ?
Ce sont des rĂ©cits faits sous hypnose, avec la valeur d'un tĂ©moignage vĂ©cu. Ce qui se mesure, c'est la personne avant la sĂ©ance et la personne aprĂšs : ce qu'elle comprend, ce qui se desserre, ce qu'elle dĂ©cide d'en faire. Leur convergence intrigue, et c'est ce qui justifie qu'on les Ă©tudie â l'UniversitĂ© de Virginie le fait depuis soixante ans.
Comment se préparer à une séance d'hypnose régressive ?
Venez avec une question, et laissez l'attente de cÎté : la séance fait son travail à partir de ce que vous apportez. Prévoyez simplement une soirée tranquille aprÚs, pour laisser retomber. Le reste se fait en séance.
Cet accompagnement est complémentaire et ne se substitue pas à un avis ou à un traitement médical.