Mythes et réalités de l'hypnose spirituelle
Perte de contrĂŽle, lavage de cerveau, voyance⊠les idĂ©es reçues sur l'hypnose spirituelle sont nombreuses. DĂ©mĂȘlons le vrai du faux.

Cabinet VA-EV« Est-ce que je vais perdre le contrĂŽle ? » Depuis 2017, JĂ©rĂŽme Olivar, praticien en hypnose spirituelle de rĂ©gression basĂ© Ă Bordeaux, entend cette question Ă presque chaque premiĂšre prise de contact. Elle arrive rarement seule : la peur de rester bloquĂ©, la confusion avec la voyance, le soupçon de dĂ©rive sectaire suivent souvent dans la mĂȘme conversation. Huit idĂ©es reçues reviennent sans cesse â les voici, replacĂ©es dans leur contexte rĂ©el.
La rĂ©ponse courte : l'hypnose ne fait perdre ni le contrĂŽle, ni la mĂ©moire, ni le libre arbitre. C'est un Ă©tat de conscience modifiĂ© naturel, que le cerveau traverse plusieurs fois par jour, dans lequel la personne reste consciente, active et libre de ses choix. Le reste mĂ©rite d'ĂȘtre dĂ©taillĂ© â car chacune de ces craintes contient sa part de logique.
Mythe n°1 â « Je vais perdre le contrĂŽle »
L'inquiĂ©tude vient souvent de personnes qui ont vu un spectacle d'hypnose ou entendu parler de manipulation. Elle est comprĂ©hensible â la peur de l'hypnose est mĂȘme normale â et complĂštement infondĂ©e. L'hypnose n'est ni un sommeil ni une anesthĂ©sie : c'est un Ă©tat proche de ces moments d'absorption complĂšte que chacun connaĂźt â conduire sans se souvenir du trajet, lire sans voir passer le temps.
Dans cet état, la personne :
- entend tout ce qui se dit, du début à la fin de la séance ;
- peut parler, bouger, ouvrir les yeux Ă tout moment ;
- peut refuser une proposition qui ne lui convient pas ;
- reste l'acteur principal de son expérience.
Le praticien ne commande pas : il accompagne. Il pose des questions, ouvre un espace, suit ce qui Ă©merge. Le cerveau conserve en permanence ses propres filtres â rien de ce qui contredit les valeurs profondes de la personne ne peut s'imposer. Mais alors, d'oĂč vient cette image du sujet docile, soumis aux ordres de l'hypnotiseur ?
Mythe n°2 â « L'hypnose, c'est comme Ă la tĂ©lĂ©vision »
De la scĂšne, prĂ©cisĂ©ment. L'hypnose de spectacle et l'hypnose en cabinet portent le mĂȘme nom, mais ne poursuivent pas le mĂȘme but. Sur scĂšne, l'hypnotiseur sĂ©lectionne en quelques minutes, parmi des dizaines de volontaires, les personnes les plus rĂ©ceptives et les plus enclines Ă jouer le jeu devant un public â le divertissement repose sur ce tri, puis sur l'effet d'entraĂźnement du groupe. En sĂ©ance individuelle, tout est inversĂ© : pas de public, pas de sĂ©lection, pas de performance. Le travail avance au rythme de la personne, sur ce qu'elle a choisi d'explorer. Ce qui fait le sel du spectacle â la surprise, la perte apparente de contrĂŽle â est exactement ce qu'une sĂ©ance ne cherche jamais Ă produire.
Reste une autre confusion, plus subtile, propre Ă l'hypnose spirituelle celle-lĂ .
Mythe n°3 â « C'est comme aller voir un mĂ©dium »
La confusion vient du fait que les deux pratiques abordent les vies antĂ©rieures â mais elles n'ont pas grand-chose d'autre en commun. Un mĂ©dium transmet des informations : il parle, la personne Ă©coute. Dans une sĂ©ance avec JĂ©rĂŽme Olivar, c'est l'inverse â c'est la personne qui vit l'expĂ©rience. Elle perçoit, ressent, traverse. Rien ne lui est racontĂ© de l'extĂ©rieur. Une information reçue reste une information. Ce qui est vĂ©cu de l'intĂ©rieur laisse une empreinte d'un autre ordre.
Mythe n°4 â « Et si je reste bloquĂ© ? »
C'est la crainte qui suit naturellement la premiĂšre. Elle repose sur une mĂ©connaissance de ce qu'est rĂ©ellement l'Ă©tat hypnotique. Celui-ci est rĂ©gulĂ© par le cerveau lui-mĂȘme â c'est un mĂ©canisme naturel que le systĂšme nerveux sait quitter spontanĂ©ment, comme il entre et sort du sommeil sans intervention extĂ©rieure. Si l'accompagnement cessait en pleine sĂ©ance, la personne reviendrait d'elle-mĂȘme Ă un Ă©tat ordinaire, ou s'assoupirait quelques instants avant de se rĂ©veiller normalement.
« L'hypnose est un Ă©tat naturel que le cerveau traverse chaque jour. On en sort comme on y est entrĂ© â soi-mĂȘme. »
Mythe n°5 â « Je suis trop cartĂ©sien, ça ne marchera pas sur moi »
Certaines personnes arrivent convaincues que l'hypnose ne fonctionnera pas sur elles â trop rationnelles, disent-elles, ou sans croyance spirituelle particuliĂšre. Elles ont souvent de bonnes sĂ©ances. La raison est simple : l'hypnose n'est pas une croyance, c'est un fonctionnement naturel du cerveau. Le scepticisme n'est pas un obstacle. Ce qui compte rĂ©ellement :
- écouter les instructions et se laisser guider, sans chercher à « réussir » ;
- accueillir ce qui vient â images, sensations, mots â sans le juger sur le moment ;
- une simple disponibilitĂ© curieuse, mĂȘme teintĂ©e de doute.
La qualitĂ© d'attention joue un rĂŽle, pas la croyance. Les personnes qui entrent facilement en hypnose sont souvent celles qui savent concentrer leur esprit â c'est une aptitude, pas une fragilitĂ©. Et cette aptitude ne donne aucun pouvoir au praticien sur ce que la personne choisit de dire.
Mythe n°6 â « On va me faire dire des choses que je veux garder pour moi »
La crainte de livrer un secret malgrĂ© soi dĂ©coule de la mĂȘme image fausse que le mythe n°1. En Ă©tat d'hypnose, la personne garde ses filtres : elle choisit ce qu'elle exprime Ă voix haute, exactement comme dans une conversation ordinaire. Il arrive d'ailleurs que des personnes traversent une scĂšne intĂ©rieure intense et n'en dĂ©crivent qu'une partie sur le moment â c'est leur droit, et la sĂ©ance fonctionne tout aussi bien. Rien ne force la parole.
Mythe n°7 â « L'hypnose spirituelle, c'est religieux » â voire sectaire
Il arrive que des personnes s'interrogent sur le lien entre hypnose spirituelle et pratique religieuse, ou craignent une forme de dĂ©rive sectaire. Ce malentendu mĂ©rite d'ĂȘtre posĂ© clairement.
La spiritualitĂ©, dans le cadre VA-EV, ne dĂ©signe pas un dogme ni une appartenance religieuse. C'est une façon d'ĂȘtre â vivre en accord avec soi et avec ce qui nous dĂ©passe. Aucune croyance n'est demandĂ©e. Aucune adhĂ©sion n'est requise. Toute conviction, ou absence de conviction, est accueillie. Les praticiens formĂ©s Ă l'IIHS s'engagent explicitement Ă ne jamais imposer leurs croyances ou leurs valeurs Ă la personne accompagnĂ©e â c'est inscrit dans leur code de dĂ©ontologie.
Mythe n°8 â « Les vies antĂ©rieures, c'est forcĂ©ment imaginĂ© »
Enfin, une question plus profonde : « Les vies antérieures, c'est réel ou c'est imaginé ? » Elle revient souvent chez les personnes les plus réfléchies, celles qui ne veulent pas « y croire » par défaut.
La rĂ©ponse de JĂ©rĂŽme Olivar ne tranche pas â et c'est voulu. Ce qui compte n'est pas de savoir si les images qui remontent sont des mĂ©moires, des symboles ou des constructions de l'inconscient. Ce qui compte, c'est ce qu'elles permettent : la comprĂ©hension, l'apaisement, le changement que la personne en retire dans sa vie. C'est l'impact qui a de la valeur â pas l'Ă©tiquette. Brian L. Weiss, psychiatre formĂ© Ă Yale, partait du mĂȘme constat aprĂšs des annĂ©es de clinique : peu importe la nature exacte du phĂ©nomĂšne, ce qui comptait Ă©tait ce que la personne en faisait.
Ă retenir
- L'hypnose est un Ă©tat naturel, rĂ©gulĂ© par le cerveau : on ne peut ni y rester bloquĂ©, ni y ĂȘtre enfermĂ©.
- La personne garde le contrÎle du début à la fin : elle entend, peut parler, refuser, et choisit ce qu'elle partage.
- L'hypnose de spectacle et la séance individuelle n'ont en commun que le nom.
- Aucune croyance n'est requise â ni pour entrer en hypnose, ni pour tirer un bĂ©nĂ©fice d'une rĂ©gression.
- La démarche n'est ni religieuse ni sectaire : le code de déontologie IIHS interdit au praticien d'imposer ses croyances.
- La valeur d'une régression ne se mesure pas à la « réalité » des images, mais à ce qu'elles changent concrÚtement.
- Au cabinet VA-EV Ă Bordeaux, JĂ©rĂŽme Olivar, maĂźtre praticien en hypnose spirituelle formĂ© Ă la mĂ©thode IIHS, applique ce cadre depuis 2017 â plus de 400 accompagnements, en prĂ©sentiel en Aquitaine et en visio dans toute la francophonie.
Questions fréquentes
Tout le monde peut-il ĂȘtre hypnotisĂ© ?
L'état hypnotique étant un fonctionnement naturel du cerveau, la grande majorité des personnes peut le vivre, avec une profondeur variable selon les individus et les jours. La qualité d'attention et la disponibilité comptent davantage que la « réceptivité » supposée.
Est-ce que je me souviendrai de la séance ?
Oui. La personne reste consciente pendant la rĂ©gression et garde le souvenir de ce qu'elle a traversĂ© â c'est mĂȘme ce souvenir qui permet le travail d'intĂ©gration aprĂšs la sĂ©ance.
L'hypnose fonctionne-t-elle en visio ?
Oui. L'Ă©tat hypnotique dĂ©pend de l'attention et de la voix qui guide, pas de la prĂ©sence physique dans la mĂȘme piĂšce. JĂ©rĂŽme Olivar accompagne en prĂ©sentiel en Aquitaine et en visio dans toute la francophonie.
Que se passe-t-il si je m'endors pendant la séance ?
Cela arrive, surtout chez les personnes fatiguĂ©es. Le praticien le remarque â les rĂ©ponses s'espacent â et ramĂšne doucement l'attention. Un assoupissement n'est ni un Ă©chec ni un danger : la sĂ©ance reprend simplement quelques instants plus tard.
DerriĂšre ces huit idĂ©es reçues, une mĂȘme prĂ©occupation : rester soi, rester libre. C'est prĂ©cisĂ©ment ce que le cadre d'une sĂ©ance d'hypnose spirituelle permet â et ce que JĂ©rĂŽme Olivar s'attache Ă prĂ©server depuis 2017, sĂ©ance aprĂšs sĂ©ance, au fil de plus de 400 accompagnements.
Cet accompagnement est complémentaire et ne se substitue pas à un avis ou à un traitement médical.