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Le bazar de l'hypnose ésotérique : comment bien choisir

Le bazar de l'hypnose ésotérique : entités, dragons, extraterrestres, contrats d'âme, opérateur télépathe… Voici la carte des courants qui existent réellement, et le critère qui permet de choisir sans se tromper.

Le bazar de l'hypnose ésotérique : comment bien choisirCabinet VA-EVImage IA

🕐 20 min de lectureÉcrit par Jérôme Olivar

L'hypnose spirituelle est devenue une jungle. Sous un même nom cohabitent des dizaines d'approches qui n'ont parfois rien à voir entre elles : des praticiens qui accompagnent une exploration intérieure, d'autres qui retirent des interférences invisibles, d'autres qui dialoguent avec des dragons, des guides ou des extraterrestres. Il y a là de tout, et parfois n'importe quoi. Ce n'est pas un problème en soi. C'en est un quand on cherche de l'aide et qu'on ne sait pas où l'on met les pieds. Cet article pose la carte : ce qui existe réellement, ce qui distingue les approches, et le seul critère qui compte pour choisir.

Pourquoi il est si difficile de choisir

Trois raisons expliquent la confusion.

  • Les mots sont communs, les métiers ne le sont pas. « Hypnose spirituelle », « hypnose régressive », « hypnose quantique », « hypnose ésotérique » désignent des choses très différentes selon qui les emploie. Le même terme peut décrire un accompagnement non-directif ou une opération de retrait d'entités.
  • Les titres ne disent rien. Un même intitulé de formation peut couvrir des pratiques opposées. Ce qui distingue un praticien n'est pas son diplôme, c'est ce qu'il fait pendant la séance.
  • Les écoles ne se citent pas entre elles. Chacune se présente comme la méthode. Résultat : la personne qui cherche compare des sites web, jamais des méthodes. C'est exactement le problème que cet article veut résoudre : poser la carte, une fois, pour que chacun puisse se situer.

La carte : sept familles, dont deux qui n'en font qu'une

FamilleCe qu'elle chercheRéférencesCe que vous y trouverez
1. Tronc commun non-directifCe qui vientNewton · Weiss · CannonUne exploration guidée, sans cause imposée
2. Hypnose quantique (même famille)Le « moi supérieur »QHHT (Cannon) · BQHUn dialogue avec la conscience élargie de la personne
3. Ésotérique à opérateurL'interférenceMéthode GrifasiUn tiers en hypnose, entités, implants
4. Imaginaires symboliquesUn monde supportDragons, licornes, anges…Une exploration dans un imaginaire choisi
5. Esprits attachésL'entité attachéeFiore · Baldwin · ModiUn « retrait » de ce qui est perçu comme un hôte
6. Abductions & contratsL'enlèvement, le pacteLamb · Jacobs · MackDes récits d'implants, de contrats à révoquer
7. Médiumnité & canalisationLe messagePratiques de transeQuelqu'un parle à la place de la personne

1. Le tronc commun non-directif

C'est le socle historique. Le psychiatre Brian Weiss a fait entrer la régression dans les vies antérieures dans le champ occidental; le psychologue Michael Newton a cartographié l'entre-vie; Dolores Cannon a développé sa propre méthode d'exploration. D'autres noms comptent aussi : Edith Fiore, Linda Backman, Tom Silver. Ce que cette famille partage n'est pas une croyance : c'est une méthode, en trois règles :

  • La personne est le seul témoin. Personne ne vit l'expérience à sa place.
  • Le praticien ne dirige pas. Il tient le cadre en totale neutralité, dans le respect de ce qui vient; c'est l'information de la personne qui donne la direction.
  • L'interprétation reste ouverte. Mémoire ancienne ou métaphore : on ne tranche pas. Seul compte l'impact libérateur. En francophonie, cette famille a été transmise et intégrée par l'IIHS (Institut international d'hypnose spirituelle), fondé en 2011 par Jean-Charles Chabot, formé auprès des trois pionniers. Le déroulé concret d'une séance dans ce cadre non-directif est décrit pas à pas dans hypnose régressive et vies antérieures.

2. L'hypnose quantique : la même famille, un autre vocabulaire

Le QHHT est la méthode de Dolores Cannon elle-même, donc pas une famille distincte, mais la même approche non-directive sous un autre nom. Le Beyond Quantum Healing en est un dérivé plus récent. On y dialogue avec ce que les praticiens appellent le « moi supérieur ». Ce n'est pas une entité extérieure, ni un tiers : c'est la conscience élargie de la personne elle-même, celle qui vient en séance. S'adresser à cette part n'a donc rien de directif : au contraire : c'est elle qui donne les réponses, sans qu'aucune cause soit présupposée, et sans aucune interférence. Enfin, une mise au point : les dérives que l'on voit circuler autour de l'hypnose quantique ne viennent pas de ce socle. Le tronc de base posé par Dolores Cannon est sain. Ce qui a dérivé, ce sont certaines pratiques construites après et autour.

3. L'hypnose ésotérique à opérateur

Ici, un basculement net. La plus visible de ces approches est l'hypnose régressive ésotérique de Calogero Grifasi, présentée sur son site comme une pratique en ligne depuis 2012, née de la découverte des vidéos du praticien colombien Aurelio Mejía vers 2011. Deux éléments la séparent radicalement des familles précédentes :

  • L'opérateur support, aussi appelé surrogate ou télépathe : une tierce personne entre en état modifié de conscience à la place de la personne qui consulte, et « se connecte à la conscience supérieure » de celle-ci. Le site précise que ce dispositif a été conçu pour celles et ceux « qui n'avaient pas pu accéder à une séance d'hypnose en raison d'une faible susceptibilité hypnotique ».
  • Une vérification : la méthode revendique de contrôler l'« ADN éthérique » de toute entité qui se présente, au motif qu'« on ne peut jamais faire confiance à l'invisible ». Et une phrase, sur la même page, mérite d'être lue deux fois : lorsque la conscience de la personne était invitée à revenir à l'origine de son problème, elle « se retrouvait presque constamment sous l'influence d'un extraterrestre, parfois même avec des implants et des programmes dans son propre corps ». Presque constamment n'est pas un détail de langage : le cœur du sujet est là. Ce n'est pas la personne qui apporte cette réponse : c'est le cadre qui la produit. Le praticien cherche une interférence, donc il en trouve une : ce qui est trouvé en séance dépend de ce qui est cherché. C'est un biais induit par le praticien, et il ouvre grand la porte à l'effet nocebo. S'ajoute une conséquence plus discrète et plus lourde : on élimine la problématique sans comprendre ce qui l'a déclenchée. L'interférence est retirée, mais le terrain qui l'a attirée (le mal-être, le trauma, la période de vulnérabilité) n'a pas été ou mal travaillé. Tant que ce déclencheur reste en place, rien ne garantit que la situation change durablement.

4. Les imaginaires symboliques

Quatrième famille, les approches qui travaillent dans un univers symbolique particulier : dragons, licornes, sirènes, anges, élémentaux, guides. On les rencontre souvent dans la lignée QHHT et BQH, et certaines font l'objet de formations certifiantes. Cette famille ne pose pas de problème en soi. Un contenu symbolique n'est ni vrai ni faux : il est un support, et le support est libre. La question n'est jamais l'image, elle est de savoir qui l'a choisie :

  • Un cadre choisi : une personne se sent proche des dragons et décide de vivre son exploration dans cet imaginaire. C'est sa démarche, sa décision.
  • Un cadre imposé : le praticien peut induire avant la séance ce qu'il va trouver, et la personne entre dans un univers décidé à l'avance, qu'elle n'a pas choisi.

5. Les esprits attachés et la dépossession

Cinquième famille, plus ancienne qu'on ne le croit : les pratiques qui considèrent qu'une partie des difficultés vient d'une entité attachée. On y trouve Edith Fiore et son travail sur les morts inquiets, William Baldwin et sa Spirit Releasement Therapy (manuel de 1995), la psychiatre Shakuntala Modi, ou le psychiatre britannique Alan Sanderson. En français, cela recouvre le désenvoûtement et le « nettoyage d'entités ». Le point commun est frappant : plusieurs de ces auteurs estiment qu'une large part de la population porte, à un moment, une entité attachée. C'est la même structure « presque tout le monde » que la famille 3 : sans les extraterrestres. Une variante mérite d'être distinguée, car elle vient de la même racine que la famille 3 : l'Introspective Hypnosis, issue des travaux du praticien colombien Aurelio Mejía. Son successeur, Antonio Sangio, y parle d'« esprits perdus et confus qui ont autant besoin d'aide que la personne », et non d'une menace à combattre. Même croyance, peur en moins, et c'est précisément ce qui change le déroulé d'une séance.

6. Abductions, implants et contrats d'âme

Sixième famille : les régressions qui explorent des récits d'enlèvement, de retrait d'implants, et les pratiques de révocation de « contrats d'âme ». Du côté des abductions, les noms de référence sont Barbara Lamb, David Jacobs et John Mack; le sujet est critiqué de longue date, notamment parce que les récits recueillis sous hypnose sont vulnérables aux faux souvenirs et aux paralysies du sommeil. Cela ne signifie pas que ces récits soient toujours faux : lorsque la piste n'est pas induite, ce qui remonte peut être parfaitement juste. Là encore, tout tient à l'origine du contenu : cherché, ou accueilli. Attention à un piège de vocabulaire, car il concerne directement l'hypnose spirituelle : dans la famille 1, le « contrat d'âme » est un plan d'apprentissage que l'on vient comprendre. Dans la famille 6, c'est un pacte hostile qu'il faut annuler. Le même mot désigne deux choses opposées.

7. Médiumnité et canalisation

Dernière famille, les pratiques où quelqu'un parle à la place : surrogate, télépathe, médium. Ici, la personne ne vit plus l'expérience : elle écoute. C'est la même limite que celle de l'opérateur télépathe, poussée à son terme. Et ce biais est d'autant plus difficile à repérer qu'il est agréable : le contenu peut sembler profondément juste, comme un lecteur se sent proche d'un personnage de roman. On y reconnaît sa vie : sans aucun moyen de vérifier ce qui vient réellement de soi.

Les pratiques voisines

Autour de ces sept familles gravitent des approches qui ne sont pas de l'hypnose mais qui s'y mêlent souvent : psychogénéalogie, constellations familiales (où des « représentants » ressentent à la place d'absents), rebirth, néochamanisme et voyage chamanique. Elles partagent avec les familles 3 à 7 un point : quelqu'un d'autre que la personne peut produire le contenu.

Le seul critère qui compte vraiment : la neutralité

Après avoir posé la carte, une question reste : comment choisir ? Le contenu, on l'a vu, n'est jamais le problème. Ce qui distingue les familles entre elles tient en un mot : la neutralité : c'est-à-dire l'absence de suggestion induite. Un cadre neutre se reconnaît à trois questions, qu'on peut poser à n'importe quel praticien :

  • Est-ce que je vais vivre ma séance moi-même, ou quelqu'un va-t-il la vivre à ma place ?
  • Est-ce que ce praticien attend quelque chose en particulier ?
  • Est-ce que « rien de tout ça » est une réponse acceptable ? La troisième est la plus discriminante. Dans un cadre neutre, « rien de tout ça » est une information, pas un échec. Dans un cadre orienté, elle est impossible : l'absence de résultat y est toujours réinterprétée.
Cadre neutreCadre orienté
Qui vit l'expériencela personne elle-mêmeune personne tierce, à sa place
Ce qui est attendu avant la séancece qui est utile et bénéfique à l'instant T pour la personne. Ce qu'elle est prête à vivre et qui est important pour elleune cause précise
Qui donne la directionl'information de la personnele cadre du praticien
Si rien n'apparaîtréponse valideréinterprété
Viséecomprendre, apaiser, libérer (+)retirer, nettoyer, se protéger (-)
Effet observéouverture, accueil, bienveillancevigilance, dépendance, méfiance

Tout peut venir ou pas : dragons, extraterrestres, guides

Une précision, car elle est souvent mal comprise : un cadre neutre n'est pas un cadre fermé. Dans une pratique non-directive, une séance peut mener à une vie antérieure, à une vie métaphorique, à un guide, à un dragon, à un extraterrestre, à un être de la forêt : à tout ce que la personne porte. Rien n'est interdit, rien n'est filtré, rien n'est jugé. Ce qui change, c'est l'origine : ces contenus ne sont pas induits, ni suggérés, ni attendus. Ils viennent, ou ils ne viennent pas. Ce qui est attendu n'est pas un contenu précis : c'est ce qui est utile et bénéfique à la personne à cet instant. Ce qu'elle est prête à vivre. C'est là toute la différence entre une pratique ouverte et une pratique orientée :

  • Une pratique ouverte accueille tout ce qui est vraiment important et s'adapte à ce qui se présente. Si un dragon apparaît, il est accueilli; si rien n'apparaît, c'est accueilli aussi. Le praticien ne sait pas à l'avance ce qu'il va trouver, et c'est précisément ce qui rend la séance respectueuse.
  • Une pratique orientée sait déjà ce qu'elle va trouver, et le cherche. Ce qui pollue la séance et la rend artificielle. Le mot qui compte ici est respect et neutralité : accueil de ce qui vient, respect du rythme, respect de ce que la personne est prête à traverser. Une séance ne se conduit pas contre la personne, elle s'ajuste à elle.

Comment choisir si vous voulez une séance claire

Toute cette carte n'a qu'un but : que vous sachiez où vous mettez les pieds. Si vous cherchez une séance qui ne soit pas polluée par tout ça (une séance cohérente, claire, qui n'impose aucune cause et ne vous demande de croire à rien) la méthode transmise par l'IIHS, celle que pratique Jérôme Olivar, maître praticien en hypnose spirituelle basé à Bordeaux, est parfaitement adaptée à cela. Et surtout : quoi qu'il se passe, c'est OK et c’est le bon moment. Rien n'est induit, et ce qui vient a un sens pour vous, un sens que vous explorez vous-même, et non un chemin qu'on aurait tracé. Une séance peut n'amener rien de spectaculaire et être une excellente séance avec un impact significatif; elle peut amener une scène, une émotion, un guide, un proche décédé : tout est accueilli de la même manière, et rien n'est attendu. Ce que vous ne trouverez pas ici : une cause imposée avant même que vous ayez vécu quoi que ce soit.

Pourquoi la méthode la moins directive est aussi la plus complète

C'est un paradoxe apparent : la méthode qui impose le moins est celle qui permet le plus. Une approche qui présuppose une cause unique ne peut trouver que cette cause. Une approche neutre n'exclut rien : elle accueille une vie antérieure, une vie métaphorique, une scène agréable ou difficile, et parfois rien du tout, ce qui reste une réponse valide. C'est le principe de l'IIHS, dont la méthode intègre les apports des trois pionniers. Trois de ses garde-fous méritent d'être connus avant de choisir un praticien :

  • la personne n'accède qu'aux expériences qui lui sont utiles et bénéfiques;
  • elle conserve en tout temps son libre arbitre;
  • peu importe que la vie passée soit historiquement vraie : c'est ce qui s'y travaille qui compte. C'est aussi ce qui rend cette famille la plus déontologique : elle ne promet rien, ne conclut rien à la place de la personne, et n'ajoute aucune peur à ce qu'elle vient déposer. C'est dans ce cadre que se déroule une hypnose spirituelle de régression.

Pourquoi la neutralité n'est pas un détail

On pourrait croire à une nuance de style. C'est un mécanisme documenté depuis plus de soixante ans.

  • Dès 1962, Martin Orne décrit les caractéristiques de la demande : la personne perçoit ce qu'on attend d'elle et le produit : souvent sans que celui qui conduit la séance en soit conscient.
  • En 1982, Baker montre que les suggestions de l'hypnotiseur modifient le contenu des régressions; en 1991, Nicholas Spanos et ses collègues établissent, sur quatre études, que les identités de « vie antérieure » reflètent les attentes transmises par l'hypnotiseur.
  • Le dictionnaire de l'American Psychological Association le résume : ces récits peuvent être « le produit d'un jeu de rôle imaginatif, des attentes et des suggestions implicitement transmises par l'hypnotiseur, ou de confabulations construites ».
  • Et quand le cadre installe une menace, l'effet nocebo fait le reste : annoncer un mal produit le mal. À l'inverse, l'approche de référence des cauchemars réécrit le scénario vers une version moins menaçante au lieu de creuser la menace. Appliquée à un cadre qui annonce une interférence « presque constamment » présente, cette mécanique forme un cycle complet :
  • le cadre annonce une cause invisible;
  • la personne arrive en la cherchant, consciemment ou non;
  • la séance la trouve, puisque c'est ce qu'elle cherche;
  • et chaque inconfort qui suit devient une preuve qu'il en reste. C'est ce cycle qui rend certaines approches problématiques : elles ne proposent pas seulement de résoudre un problème, elles produisent la menace qui justifie de revenir. Autrement dit : le nettoyage crée ce qu'il prétend enlever. Et une suggestion induite n'est pas une erreur de parcours : c'est la fabrique du contenu.

Se libérer : ou se séparer ?

Il reste un point, et c'est peut-être le plus important de cet article. Une personne vient en séance pour comprendre, se libérer, grandir de ce qu'elle traverse. Or tout dépend de l'endroit où l'on place le problème. Si la cause est extérieure (un parasite, une entité, une interférence) la seule issue logique est de s'en séparer : couper, retirer, se protéger. Le mot « diable » vient du grec diabolos, formé sur diaballein : « séparer, jeter à travers ». Une cause extérieure, c'est une logique de séparation. Et une séparation laisse la personne là où elle était, avec en plus la conviction que le danger venait d'ailleurs. Si la cause est intérieure, l'issue est tout autre : la personne cherche en elle ce qui l'a rendue vulnérable, le comprend, active ses ressources et retrouve son équilibre. La métaphore la plus juste est celle du parasite : au sens biologique. Un parasite ne s'accroche pas au hasard : il s'accroche parce que quelque chose l'attire. Un terrain affaibli. Un mal-être, une dépression, un trauma, une période de vulnérabilité. Si l'on soigne ce terrain, le parasite n'a plus rien pour se nourrir, et il disparaît de lui-même, sans qu'on ait eu à le combattre. C'est toute la différence entre se libérer et se séparer :

  • Se séparer : le problème est dehors, il faut le retirer. La personne ressort dépendante d'un nettoyage, donc, souvent, d'une nouvelle séance.
  • Se libérer : le problème est un signal. On cherche ce qu'il révèle et ce qui doit changer en soi. La personne ressort avec quelque chose qu'elle a compris et qui lui appartient. Et cela vaut quelle que soit la nature de ce qui apparaît. Si une entité, un pacte ou une possession émergent en séance, ils sont traités, mais en écologie, et dans le respect de la volonté de la personne qui vit la séance. Jamais induits, jamais cherchés. Et l'issue n'est pas la séparation : c'est ce que la personne comprend d'elle-même, à ce moment-là et sait comment agir en conséquence.

À retenir

  • Le champ de l'hypnose spirituelle recouvre sept familles, dont deux qui n'en font qu'une, et elles ne font pas le même métier sous les mêmes mots.
  • Le contenu n'est jamais le sujet : dragons, entités, anges ou royaumes anciens sont des supports. Tout dépend de qui choisit l'imaginaire.
  • Le seul critère décisif est la neutralité : la personne vit sa séance elle-même, le praticien n'attend rien, et « rien de tout ça » est une réponse acceptable.
  • Neutre ne veut pas dire fermé : dragons, extraterrestres, guides ou êtres de la forêt peuvent venir, simplement, rien n'est induit ni suggéré, et la séance s'adapte à ce qui se présente, dans le respect de la personne.
  • Se libérer n'est pas se séparer : un parasite ne s'accroche que sur un terrain affaibli. Soigner le terrain (le mal-être, le trauma) le laisse sans nourriture, et il disparaît de lui-même, sans combat ni coupure.
  • La suggestion induite fabrique le contenu (Orne 1962, Spanos 1991) : c'est pourquoi la méthode la moins directive est aussi la plus fiable.
  • Au cabinet VA-EV, Jérôme Olivar, maître praticien en hypnose spirituelle (méthode IIHS) basé à Bordeaux, travaille dans cette famille non-directive : la personne est le seul témoin de sa séance, rien n'est imposé. En présentiel en Aquitaine et en visio dans toute la francophonie.

Questions fréquentes

Quelles sont les différentes pratiques d'hypnose spirituelle ?

On peut les regrouper en sept familles, dont deux qui n'en font qu'une : le tronc commun non-directif (Newton, Weiss, Cannon), l'hypnose quantique (QHHT, BQH), l'hypnose ésotérique à opérateur (méthode Grifasi), les imaginaires symboliques (dragons, licornes, anges), les pratiques d'esprits attachés et de dépossession, les régressions d'abduction et de contrats d'âme, et la médiumnité ou canalisation.

Qu'est-ce que la méthode Grifasi ?

Une forme d'hypnose régressive ésotérique développée par Calogero Grifasi, pratiquée en ligne depuis 2012. Elle se distingue par l'intervention d'un opérateur support (ou télépathe) qui entre en état modifié de conscience à la place de la personne, et par la recherche d'interférences (entités, implants, programmes) présentées comme la cause des difficultés.

Comment choisir un praticien en hypnose spirituelle ?

En posant trois questions : est-ce que je vivrai ma séance moi-même ? Est-ce que ce praticien attend quelque chose en particulier ? Est-ce que « rien de tout ça » est une réponse acceptable ? Un praticien qui accepte la troisième ne vous impose rien.

Quelle est la méthode la plus neutre ?

Celle qui n'induit aucune suggestion : le praticien accompagne sans diriger, n'annonce rien, ne conclut rien à votre place et n'impose aucune cause. C'est le principe du tronc commun non-directif, transmis en francophonie par l'IIHS.

Faut-il choisir un praticien qui travaille avec des dragons ou des licornes ?

Si cet imaginaire est le vôtre et que vous choisissez ce cadre, c'est votre décision et elle se respecte. Le point de vigilance n'est pas l'image employée, mais son origine : est-ce vous qui l'amenez, ou le praticien qui sait déjà ce qu'il va trouver ?

Est-ce que tout le monde peut être hypnotisé ?

L'état visé, Alpha et Thêta, est un état naturel que chacun traverse plusieurs fois par jour. Ce qui varie, c'est la porte d'entrée et le canal de perception, et une personne qui résiste à une méthode peut basculer facilement avec une autre. Cela ne justifie pas de faire appel à un tiers.

Pourquoi certains praticiens trouvent-ils des entités et d'autres pas ?

Parce que le cadre oriente la recherche. Les attentes transmises par le praticien façonnent ce qui émerge en séance. Un cadre construit autour d'une cause unique la trouve presque toujours; un cadre neutre accueille ce qui vient, y compris rien.

L'hypnose spirituelle est-elle dangereuse ?

L’hypnose est un de nos états naturels, que le cerveau traverse chaque jour; on ne peut pas y rester bloqué. La vigilance porte sur le cadre, pas sur l'état : la Miviludes, dans son rapport d'activité 2022-2024, relève 4 571 signalements en 2024, dont 37 % relevant de la santé et du bien-être et 35 % des cultes et spiritualités. Et l'Ordre des psychologues du Québec rappelle, dans une analyse de septembre 2024, que l'hypnose spirituelle relève aujourd'hui de la croyance et non d'une pratique documentée scientifiquement. Avec Jérôme Olivar, maître praticien en hypnose spirituelle (méthode IIHS) basé à Bordeaux, rien de tout cela : l'expérience est un outil, une méthode pour vous permettre de retrouver votre équilibre, votre harmonie et votre bien-être naturel : dans votre totale souveraineté (la** base de votre équilibre !)**


Cet accompagnement est complémentaire et ne se substitue pas à un avis ou à un traitement médical.

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