CabinetVA-EV06 08 12 35 88
SpiritualitéPratique

Le bazar de l'hypnose ésotérique : comment bien choisir

Le bazar de l'hypnose Ă©sotĂ©rique : entitĂ©s, dragons, extraterrestres, contrats d'Ăąme, opĂ©rateur tĂ©lĂ©pathe
 Voici la carte des courants qui existent rĂ©ellement — et le critĂšre qui permet de choisir sans se tromper.

Le bazar de l'hypnose ésotérique : comment bien choisirCabinet VA-EVImage IA

🕐 20 min de lectureÉcrit par JĂ©rĂŽme Olivar

L'hypnose spirituelle est devenue une jungle. Sous un mĂȘme nom cohabitent des dizaines d'approches qui n'ont parfois rien Ă  voir entre elles : des praticiens qui accompagnent une exploration intĂ©rieure, d'autres qui retirent des interfĂ©rences invisibles, d'autres qui dialoguent avec des dragons, des guides ou des extraterrestres. Il y a lĂ  de tout — et parfois n'importe quoi.

Ce n'est pas un problĂšme en soi. C'en est un quand on cherche de l'aide et qu'on ne sait pas oĂč l'on met les pieds. Cet article pose la carte : ce qui existe rĂ©ellement, ce qui distingue les approches, et le seul critĂšre qui compte pour choisir.

Pourquoi il est si difficile de choisir

Trois raisons expliquent la confusion.

  • Les mots sont communs, les mĂ©tiers ne le sont pas. « Hypnose spirituelle », « hypnose rĂ©gressive », « hypnose quantique », « hypnose Ă©sotĂ©rique » dĂ©signent des choses trĂšs diffĂ©rentes selon qui les emploie. Le mĂȘme terme peut dĂ©crire un accompagnement non-directif ou une opĂ©ration de retrait d'entitĂ©s.
  • Les titres ne disent rien. Un mĂȘme intitulĂ© de formation peut couvrir des pratiques opposĂ©es. Ce qui distingue un praticien n'est pas son diplĂŽme, c'est ce qu'il fait pendant la sĂ©ance.
  • Les Ă©coles ne se citent pas entre elles. Chacune se prĂ©sente comme la mĂ©thode. RĂ©sultat : la personne qui cherche compare des sites web, jamais des mĂ©thodes.

C'est exactement le problÚme que cet article veut résoudre : poser la carte, une fois, pour que chacun puisse se situer.

La carte : sept familles, dont deux qui n'en font qu'une

FamilleCe qu'elle chercheRéférencesCe que vous y trouverez
1. Tronc commun non-directifCe qui vientNewton · Weiss · CannonUne exploration guidée, sans cause imposée
2. Hypnose quantique (mĂȘme famille)Le « moi supĂ©rieur »QHHT (Cannon) · BQHUn dialogue avec la conscience Ă©largie de la personne
3. ÉsotĂ©rique Ă  opĂ©rateurL'interfĂ©renceMĂ©thode GrifasiUn tiers en hypnose, entitĂ©s, implants
4. Imaginaires symboliquesUn monde supportDragons, licornes, anges
Une exploration dans un imaginaire choisi
5. Esprits attachésL'entité attachéeFiore · Baldwin · ModiUn « retrait » de ce qui est perçu comme un hÎte
6. Abductions & contratsL'enlÚvement, le pacteLamb · Jacobs · MackDes récits d'implants, de contrats à révoquer
7. Médiumnité & canalisationLe messagePratiques de transeQuelqu'un parle à la place de la personne

1. Le tronc commun non-directif

C'est le socle historique. Le psychiatre Brian Weiss a fait entrer la régression dans les vies antérieures dans le champ occidental ; le psychologue Michael Newton a cartographié l'entre-vie ; Dolores Cannon a développé sa propre méthode d'exploration. D'autres noms comptent aussi : Edith Fiore, Linda Backman, Tom Silver.

Ce que cette famille partage n'est pas une croyance — c'est une mĂ©thode, en trois rĂšgles :

  • La personne est le seul tĂ©moin. Personne ne vit l'expĂ©rience Ă  sa place.
  • Le praticien ne dirige pas. Il tient le cadre en totale neutralitĂ©, dans le respect de ce qui vient ; c'est l'information de la personne qui donne la direction.
  • L'interprĂ©tation reste ouverte. MĂ©moire ancienne ou mĂ©taphore : on ne tranche pas. Seul compte l'impact libĂ©rateur.

En francophonie, cette famille a été transmise et intégrée par l'IIHS (Institut international d'hypnose spirituelle), fondé en 2011 par Jean-Charles Chabot, formé auprÚs des trois pionniers.

2. L'hypnose quantique : la mĂȘme famille, un autre vocabulaire

Le QHHT est la mĂ©thode de Dolores Cannon elle-mĂȘme — donc pas une famille distincte, mais la mĂȘme approche non-directive sous un autre nom. Le Beyond Quantum Healing en est un dĂ©rivĂ© plus rĂ©cent.

On y dialogue avec ce que les praticiens appellent le « moi supĂ©rieur ». Ce n'est pas une entitĂ© extĂ©rieure et ce n'est pas un tiers : c'est la conscience Ă©largie de la personne elle-mĂȘme, celle qui vient en sĂ©ance. S'adresser Ă  cette part n'a donc rien de directif — au contraire : c'est elle qui donne les rĂ©ponses, sans qu'aucune cause soit prĂ©supposĂ©e, et sans aucune interfĂ©rence.

Enfin, une mise au point : les dérives que l'on voit circuler autour de l'hypnose quantique ne viennent pas de ce socle. Le tronc de base posé par Dolores Cannon est sain. Ce qui a dérivé, ce sont certaines pratiques construites aprÚs et autour.

3. L'hypnose ésotérique à opérateur

Ici, un basculement net. La plus visible de ces approches est l'hypnose régressive ésotérique de Calogero Grifasi, présentée sur son site comme une pratique en ligne depuis 2012, née de la découverte des vidéos du praticien colombien Aurelio Mejía vers 2011.

Deux éléments la séparent radicalement des familles précédentes :

  • L'opĂ©rateur support, aussi appelĂ© surrogate ou tĂ©lĂ©pathe : une tierce personne entre en Ă©tat modifiĂ© de conscience Ă  la place de la personne qui consulte, et « se connecte Ă  la conscience supĂ©rieure » de celle-ci. Le site prĂ©cise que ce dispositif a Ă©tĂ© conçu pour celles et ceux « qui n'avaient pas pu accĂ©der Ă  une sĂ©ance d'hypnose en raison d'une faible susceptibilitĂ© hypnotique ».
  • Une vĂ©rification : la mĂ©thode revendique de contrĂŽler l'« ADN Ă©thĂ©rique » de toute entitĂ© qui se prĂ©sente, au motif qu'« on ne peut jamais faire confiance Ă  l'invisible ».

Et une phrase, sur la mĂȘme page, mĂ©rite d'ĂȘtre lue deux fois : lorsque la conscience de la personne Ă©tait invitĂ©e Ă  revenir Ă  l'origine de son problĂšme, elle « se retrouvait presque constamment sous l'influence d'un extraterrestre, parfois mĂȘme avec des implants et des programmes dans son propre corps ». Presque constamment : ce n'est pas un dĂ©tail de langage, c'est le cƓur du sujet. Ce n'est pas la personne qui apporte cette rĂ©ponse : c'est le cadre qui la produit. Le praticien cherche une interfĂ©rence, donc il en trouve une — ce qui est trouvĂ© en sĂ©ance dĂ©pend de ce qui est cherchĂ©. C'est un biais induit par le praticien, et il ouvre grand la porte Ă  l'effet nocebo.

S'ajoute une consĂ©quence plus discrĂšte et plus lourde : on Ă©limine la problĂ©matique sans comprendre ce qui l'a dĂ©clenchĂ©e. L'interfĂ©rence est retirĂ©e, mais le terrain qui l'a attirĂ©e — le mal-ĂȘtre, le trauma, la pĂ©riode de vulnĂ©rabilitĂ© — n'a pas Ă©tĂ© ou mal travaillĂ©. Tant que ce dĂ©clencheur reste en place, rien ne garantit que la situation change durablement.

4. Les imaginaires symboliques

QuatriĂšme famille : les approches qui travaillent dans un univers symbolique particulier — dragons, licornes, sirĂšnes, anges, Ă©lĂ©mentaux, guides. On les rencontre souvent dans la lignĂ©e QHHT et BQH, et certaines font l'objet de formations certifiantes.

Cette famille ne pose pas de problùme en soi. Un contenu symbolique n'est ni vrai ni faux : il est un support, et le support est libre. La question n'est jamais l'image — elle est de savoir qui l'a choisie :

  • Un cadre choisi : une personne se sent proche des dragons et dĂ©cide de vivre son exploration dans cet imaginaire. C'est sa dĂ©marche, sa dĂ©cision.
  • Un cadre imposĂ© : le praticien peut induire avant la sĂ©ance ce qu'il va trouver, et la personne entre dans un univers dĂ©cidĂ© Ă  l'avance, qu'elle n'a pas choisi.

5. Les esprits attachés et la dépossession

CinquiÚme famille, plus ancienne qu'on ne le croit : les pratiques qui considÚrent qu'une partie des difficultés vient d'une entité attachée. On y trouve Edith Fiore et son travail sur les morts inquiets, William Baldwin et sa Spirit Releasement Therapy (manuel de 1995), la psychiatre Shakuntala Modi, ou le psychiatre britannique Alan Sanderson. En français, cela recouvre le désenvoûtement et le « nettoyage d'entités ».

Le point commun est frappant : plusieurs de ces auteurs estiment qu'une large part de la population porte, Ă  un moment, une entitĂ© attachĂ©e. C'est la mĂȘme structure « presque tout le monde » que la famille 3 — sans les extraterrestres.

Une variante mĂ©rite d'ĂȘtre distinguĂ©e, car elle vient de la mĂȘme racine que la famille 3 : l'Introspective Hypnosis, issue des travaux du praticien colombien Aurelio MejĂ­a. Son successeur, Antonio Sangio, y parle d'« esprits perdus et confus qui ont autant besoin d'aide que la personne », et non d'une menace Ă  combattre. MĂȘme croyance, peur en moins — et c'est prĂ©cisĂ©ment ce qui change le dĂ©roulĂ© d'une sĂ©ance.

6. Abductions, implants et contrats d'Ăąme

SixiĂšme famille : les rĂ©gressions qui explorent des rĂ©cits d'enlĂšvement, de retrait d'implants, et les pratiques de rĂ©vocation de « contrats d'Ăąme ». Du cĂŽtĂ© des abductions, les noms de rĂ©fĂ©rence sont Barbara Lamb, David Jacobs et John Mack ; le sujet est critiquĂ© de longue date, notamment parce que les rĂ©cits recueillis sous hypnose sont vulnĂ©rables aux faux souvenirs et aux paralysies du sommeil. Cela ne signifie pas que ces rĂ©cits soient toujours faux : lorsque la piste n'est pas induite, ce qui remonte peut ĂȘtre parfaitement juste. LĂ  encore, tout tient Ă  l'origine du contenu — cherchĂ©, ou accueilli.

Attention Ă  un piĂšge de vocabulaire, car il concerne directement l'hypnose spirituelle : dans la famille 1, le « contrat d'Ăąme » est un plan d'apprentissage que l'on vient comprendre. Dans la famille 6, c'est un pacte hostile qu'il faut annuler. Le mĂȘme mot dĂ©signe deux choses opposĂ©es.

7. Médiumnité et canalisation

DerniĂšre famille : les pratiques oĂč quelqu'un parle Ă  la place — surrogate, tĂ©lĂ©pathe, mĂ©dium. Ici, la personne ne vit plus l'expĂ©rience : elle Ă©coute. C'est la mĂȘme limite que celle de l'opĂ©rateur tĂ©lĂ©pathe, poussĂ©e Ă  son terme.

Et ce biais est d'autant plus difficile Ă  repĂ©rer qu'il est agrĂ©able : le contenu peut sembler profondĂ©ment juste, comme un lecteur se sent proche d'un personnage de roman. On y reconnaĂźt sa vie — sans aucun moyen de vĂ©rifier ce qui vient rĂ©ellement de soi.

Les pratiques voisines

Autour de ces sept familles gravitent des approches qui ne sont pas de l'hypnose mais qui s'y mĂȘlent souvent : psychogĂ©nĂ©alogie, constellations familiales (oĂč des « reprĂ©sentants » ressentent Ă  la place d'absents), rebirth, nĂ©ochamanisme et voyage chamanique. Elles partagent avec les familles 3 Ă  7 un point : quelqu'un d'autre que la personne peut produire le contenu.

Le seul critÚre qui compte vraiment : la neutralité

AprĂšs avoir posĂ© la carte, une question reste : comment choisir ? Le contenu, on l'a vu, n'est jamais le problĂšme. Ce qui distingue les familles entre elles tient en un mot : la neutralitĂ© — c'est-Ă -dire l'absence de suggestion induite.

Un cadre neutre se reconnaĂźt Ă  trois questions, qu'on peut poser Ă  n'importe quel praticien :

  • Est-ce que je vais vivre ma sĂ©ance moi-mĂȘme, ou quelqu'un va-t-il la vivre Ă  ma place ?
  • Est-ce que ce praticien attend quelque chose en particulier ?
  • Est-ce que « rien de tout ça » est une rĂ©ponse acceptable ?

La troisiÚme est la plus discriminante. Dans un cadre neutre, « rien de tout ça » est une information, pas un échec. Dans un cadre orienté, elle est impossible : l'absence de résultat y est toujours réinterprétée.

Cadre neutreCadre orienté
Qui vit l'expĂ©riencela personne elle-mĂȘmeune personne tierce, Ă  sa place
Ce qui est attendu avant la sĂ©ancece qui est utile et bĂ©nĂ©fique Ă  l'instant T pour la personne — ce qu'elle est prĂȘte Ă  vivre et qui est important pour elleune cause prĂ©cise
Qui donne la directionl'information de la personnele cadre du praticien
Si rien n'apparaßtréponse valideréinterprété
Viséecomprendre, apaiser, libérer (+)retirer, nettoyer, se protéger (-)
Effet observéouverture, accueil, bienveillancevigilance, dépendance, méfiance

Tout peut venir ou pas : dragons, extraterrestres, guides

Une précision, car elle est souvent mal comprise : un cadre neutre n'est pas un cadre fermé.

Dans une pratique non-directive, une sĂ©ance peut mener Ă  une vie antĂ©rieure, Ă  une vie mĂ©taphorique, Ă  un guide, Ă  un dragon, Ă  un extraterrestre, Ă  un ĂȘtre de la forĂȘt — Ă  tout ce que la personne porte. Rien n'est interdit, rien n'est filtrĂ©, rien n'est jugĂ©. Ce qui change, c'est l'origine : ces contenus ne sont pas induits, ni suggĂ©rĂ©s, ni attendus. Ils viennent, ou ils ne viennent pas. Ce qui est attendu n'est pas un contenu prĂ©cis : c'est ce qui est utile et bĂ©nĂ©fique Ă  la personne Ă  cet instant — ce qu'elle est prĂȘte Ă  vivre, et ce qui compte pour elle.

C'est là toute la différence entre une pratique ouverte et une pratique orientée :

  • Une pratique ouverte accueille tout ce qui est vraiment important et s'adapte Ă  ce qui se prĂ©sente. Si un dragon apparaĂźt, il est accueilli ; si rien n'apparaĂźt, c'est accueilli aussi. Le praticien ne sait pas Ă  l'avance ce qu'il va trouver — et c'est prĂ©cisĂ©ment ce qui rend la sĂ©ance respectueuse.
  • Une pratique orientĂ©e sait dĂ©jĂ  ce qu'elle va trouver, et le cherche — ce qui pollue la sĂ©ance et la rend artificielle.

Le mot qui compte ici est respect et neutralitĂ© : accueil de ce qui vient, respect du rythme, respect de ce que la personne est prĂȘte Ă  traverser. Une sĂ©ance ne se conduit pas contre la personne — elle s'ajuste Ă  elle.

Comment choisir si vous voulez une séance claire

Toute cette carte n'a qu'un but : que vous sachiez oĂč vous mettez les pieds.

Si vous cherchez une sĂ©ance qui ne soit pas polluĂ©e par tout ça — une sĂ©ance cohĂ©rente, claire, qui n'impose aucune cause et ne vous demande de croire Ă  rien — la mĂ©thode transmise par l'IIHS, celle que pratique JĂ©rĂŽme Olivar, maĂźtre praticien en hypnose spirituelle basĂ© Ă  Bordeaux, est parfaitement adaptĂ©e Ă  cela.

Et surtout : quoi qu'il se passe, c'est OK et c’est le bon moment. Non pas parce que quelque chose serait induit, mais parce que ce qui vient a un sens pour vous — un sens que vous explorez vous-mĂȘme, et non un chemin qu'on aurait tracĂ©. Une sĂ©ance peut n'amener rien de spectaculaire et ĂȘtre une excellente sĂ©ance avec un impact significatif; elle peut amener une scĂšne, une Ă©motion, un guide, un proche dĂ©cĂ©dĂ© : tout est accueilli de la mĂȘme maniĂšre, et rien n'est attendu.

Ce que vous ne trouverez pas ici : une cause imposĂ©e avant mĂȘme que vous ayez vĂ©cu quoi que ce soit.

Pourquoi la méthode la moins directive est aussi la plus complÚte

C'est un paradoxe apparent : la mĂ©thode qui impose le moins est celle qui permet le plus. Une approche qui prĂ©suppose une cause unique ne peut trouver que cette cause. Une approche neutre n'exclut rien : elle accueille une vie antĂ©rieure, une vie mĂ©taphorique, une scĂšne agrĂ©able ou difficile — et parfois rien du tout, ce qui reste une rĂ©ponse valide.

C'est le principe de l'IIHS, dont la mĂ©thode intĂšgre les apports des trois pionniers. Trois de ses garde-fous mĂ©ritent d'ĂȘtre connus avant de choisir un praticien :

  • la personne n'accĂšde qu'aux expĂ©riences qui lui sont utiles et bĂ©nĂ©fiques ;
  • elle conserve en tout temps son libre arbitre ;
  • peu importe que la vie passĂ©e soit historiquement vraie — c'est ce qui s'y travaille qui compte.

C'est aussi ce qui rend cette famille la plus déontologique : elle ne promet rien, ne conclut rien à la place de la personne, et n'ajoute aucune peur à ce qu'elle vient déposer. C'est dans ce cadre que se déroule une hypnose spirituelle de régression.

Pourquoi la neutralité n'est pas un détail

On pourrait croire à une nuance de style. C'est un mécanisme documenté depuis plus de soixante ans.

Appliquée à un cadre qui annonce une interférence « presque constamment » présente, cette mécanique forme un cycle complet :

  • le cadre annonce une cause invisible ;
  • la personne arrive en la cherchant, consciemment ou non ;
  • la sĂ©ance la trouve — puisque c'est ce qu'elle cherche ;
  • et chaque inconfort qui suit devient une preuve qu'il en reste.

C'est ce cycle qui rend certaines approches problématiques : elles ne proposent pas seulement de résoudre un problÚme, elles produisent la menace qui justifie de revenir.

Autrement dit : le nettoyage crĂ©e ce qu'il prĂ©tend enlever. Et une suggestion induite n'est pas une erreur de parcours — c'est la fabrique du contenu.

Se libĂ©rer — ou se sĂ©parer ?

Il reste un point, et c'est peut-ĂȘtre le plus important de cet article.

Une personne vient en sĂ©ance pour comprendre, se libĂ©rer, grandir de ce qu'elle traverse. Or tout dĂ©pend de l'endroit oĂč l'on place le problĂšme.

Si la cause est extĂ©rieure — un parasite, une entitĂ©, une interfĂ©rence — la seule issue logique est de s'en sĂ©parer : couper, retirer, se protĂ©ger. Le mot « diable » vient du grec diabolos, formĂ© sur diaballein — « sĂ©parer, jeter Ă  travers ». Une cause extĂ©rieure, c'est une logique de sĂ©paration. Et une sĂ©paration laisse la personne lĂ  oĂč elle Ă©tait, avec en plus la conviction que le danger venait d'ailleurs.

Si la cause est intérieure, l'issue est tout autre : la personne cherche en elle ce qui l'a rendue vulnérable, le comprend, active ses ressources et retrouve son équilibre.

La mĂ©taphore la plus juste est celle du parasite — au sens biologique. Un parasite ne s'accroche pas au hasard : il s'accroche parce que quelque chose l'attire. Un terrain affaibli. Un mal-ĂȘtre, une dĂ©pression, un trauma, une pĂ©riode de vulnĂ©rabilitĂ©. Si l'on soigne ce terrain, le parasite n'a plus rien pour se nourrir — et il disparaĂźt de lui-mĂȘme, sans qu'on ait eu Ă  le combattre.

C'est toute la différence entre se libérer et se séparer :

  • Se sĂ©parer : le problĂšme est dehors, il faut le retirer. La personne ressort dĂ©pendante d'un nettoyage — donc, souvent, d'une nouvelle sĂ©ance.
  • Se libĂ©rer : le problĂšme est un signal. On cherche ce qu'il rĂ©vĂšle et ce qui doit changer en soi. La personne ressort avec quelque chose qu'elle a compris et qui lui appartient.

Et cela vaut quelle que soit la nature de ce qui apparaĂźt. Si une entitĂ©, un pacte ou une possession Ă©mergent en sĂ©ance, ils sont traitĂ©s — mais en Ă©cologie, et dans le respect de la volontĂ© de la personne qui vit la sĂ©ance. Jamais induits, jamais cherchĂ©s. Et l'issue n'est pas la sĂ©paration : c'est ce que la personne comprend d'elle-mĂȘme, Ă  ce moment-lĂ  et sait comment agir en consĂ©quence.

À retenir

  • Le champ de l'hypnose spirituelle recouvre sept familles — dont deux qui n'en font qu'une — et elles ne font pas le mĂȘme mĂ©tier sous les mĂȘmes mots.
  • Le contenu n'est jamais le sujet : dragons, entitĂ©s, anges ou royaumes anciens sont des supports. Ce qui compte, c'est qui choisit l'imaginaire.
  • Le seul critĂšre dĂ©cisif est la neutralitĂ© : la personne vit sa sĂ©ance elle-mĂȘme, le praticien n'attend rien, et « rien de tout ça » est une rĂ©ponse acceptable.
  • Neutre ne veut pas dire fermĂ© : dragons, extraterrestres, guides ou ĂȘtres de la forĂȘt peuvent venir — simplement, rien n'est induit ni suggĂ©rĂ©, et la sĂ©ance s'adapte Ă  ce qui se prĂ©sente, dans le respect de la personne.
  • Se libĂ©rer n'est pas se sĂ©parer : un parasite ne s'accroche que sur un terrain affaibli. Soigner le terrain — le mal-ĂȘtre, le trauma — le laisse sans nourriture, et il disparaĂźt de lui-mĂȘme, sans combat ni coupure.
  • La suggestion induite fabrique le contenu (Orne 1962, Spanos 1991) : c'est pourquoi la mĂ©thode la moins directive est aussi la plus fiable.
  • Au cabinet VA-EV, JĂ©rĂŽme Olivar, maĂźtre praticien en hypnose spirituelle (mĂ©thode IIHS) basĂ© Ă  Bordeaux, travaille dans cette famille non-directive : la personne est le seul tĂ©moin de sa sĂ©ance, rien n'est imposĂ©. En prĂ©sentiel en Aquitaine et en visio dans toute la francophonie.

Questions fréquentes

Quelles sont les différentes pratiques d'hypnose spirituelle ?

On peut les regrouper en sept familles, dont deux qui n'en font qu'une : le tronc commun non-directif (Newton, Weiss, Cannon), l'hypnose quantique (QHHT, BQH), l'hypnose ésotérique à opérateur (méthode Grifasi), les imaginaires symboliques (dragons, licornes, anges), les pratiques d'esprits attachés et de dépossession, les régressions d'abduction et de contrats d'ùme, et la médiumnité ou canalisation.

Qu'est-ce que la méthode Grifasi ?

Une forme d'hypnose rĂ©gressive Ă©sotĂ©rique dĂ©veloppĂ©e par Calogero Grifasi, pratiquĂ©e en ligne depuis 2012. Elle se distingue par l'intervention d'un opĂ©rateur support (ou tĂ©lĂ©pathe) qui entre en Ă©tat modifiĂ© de conscience Ă  la place de la personne, et par la recherche d'interfĂ©rences — entitĂ©s, implants, programmes — prĂ©sentĂ©es comme la cause des difficultĂ©s.

Comment choisir un praticien en hypnose spirituelle ?

En posant trois questions : est-ce que je vivrai ma sĂ©ance moi-mĂȘme ? est-ce que ce praticien attend quelque chose en particulier ? est-ce que « rien de tout ça » est une rĂ©ponse acceptable ? Un praticien qui accepte la troisiĂšme ne vous impose rien.

Quelle est la méthode la plus neutre ?

Celle qui n'induit aucune suggestion : le praticien accompagne sans diriger, n'annonce rien, ne conclut rien Ă  votre place et n'impose aucune cause. C'est le principe du tronc commun non-directif, transmis en francophonie par l'IIHS.

Faut-il choisir un praticien qui travaille avec des dragons ou des licornes ?

Si cet imaginaire est le vÎtre et que vous choisissez ce cadre, c'est votre décision et elle se respecte. Le point de vigilance n'est pas l'image employée, mais son origine : est-ce vous qui l'amenez, ou le praticien qui sait déjà ce qu'il va trouver ?

Est-ce que tout le monde peut ĂȘtre hypnotisĂ© ?

L'Ă©tat visĂ© — Alpha et ThĂȘta — est un Ă©tat naturel que chacun traverse plusieurs fois par jour. Ce qui varie, c'est la porte d'entrĂ©e et le canal de perception — et une personne qui rĂ©siste Ă  une mĂ©thode peut basculer facilement avec une autre. Cela ne justifie pas de faire appel Ă  un tiers.

Pourquoi certains praticiens trouvent-ils des entités et d'autres pas ?

Parce que le cadre oriente la recherche. Les attentes transmises par le praticien façonnent ce qui Ă©merge en sĂ©ance. Un cadre construit autour d'une cause unique la trouve presque toujours ; un cadre neutre accueille ce qui vient — y compris rien.

L'hypnose spirituelle est-elle dangereuse ?

L’hypnose est un de nos Ă©tats naturels, que le cerveau traverse chaque jour ; on ne peut pas y rester bloquĂ©. La vigilance porte sur le cadre, pas sur l'Ă©tat : la Miviludes, dans son rapport d'activitĂ© 2022-2024, relĂšve 4 571 signalements en 2024, dont 37 % relevant de la santĂ© et du bien-ĂȘtre et 35 % des cultes et spiritualitĂ©s. Et l'Ordre des psychologues du QuĂ©bec rappelle, dans une analyse de septembre 2024, que l'hypnose spirituelle relĂšve aujourd'hui de la croyance et non d'une pratique documentĂ©e scientifiquement.

Avec JĂ©rĂŽme Olivar, maĂźtre praticien en hypnose spirituelle (mĂ©thode IIHS) basĂ© Ă  Bordeaux, rien de tout cela : l'expĂ©rience est un outil, une mĂ©thode pour vous permettre de retrouver votre Ă©quilibre, votre harmonie et votre bien-ĂȘtre naturel — dans votre totale souverainetĂ© (la base de votre Ă©quilibre !)


Cet accompagnement est complémentaire et ne se substitue pas à un avis ou à un traitement médical.

← Tous les articles